Église Saint-Jacques-le-Majeur

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Église Saint-Jacques-le-Majeur

39 rue Gabriel Péri - 92120 Montrouge

Messe(s) du week-end

Dimanche : 10h30
Dimanche : 10h30
Dimanche : 18h30
Dimanche : 18h30

Messes à proximité

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23 avenue du Fort - 92120 Montrouge

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5 rue Henri Barbusse - 92120 Montrouge

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7 rue Marie-Rose - 75014 Paris

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82 avenue du Général-Leclerc - 75014 Paris

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194 rue Raymond-Losserand - 75014 Paris

Église Saint-Dominique

20 rue de la Tombe Issoire - 75014 Paris

Présentation de l'église

L’église Saint-Jacques-le-Majeur de Montrouge est d’une part un édifice du patrimoine de Montrouge, commune française de la région Île-de-France, et d’autre part un des trois lieux de culte de la paroisse Sainte-Joséphine-Bakhita de Montrouge — l’une des quatre-vingt-une paroisses des Hauts-de-Seine. L’édifice est inscrit à l’inventaire des monuments historiques, reconnaissance patrimoniale qui atteste de sa valeur architecturale particulière dans le paysage religieux du département.

La particularité architecturale principale de l’édifice tient à son parti stylistique brutaliste — courant architectural du XXe siècle caractérisé par l’emploi du béton brut, les volumes géométriques massifs, l’exposition des matériaux constructifs et l’absence d’ornementation décorative. Ce parti, radical et minoritaire dans l’architecture religieuse française, fait de Saint-Jacques-le-Majeur l’un des témoignages précieux du brutalisme appliqué au sanctuaire chrétien.

Le brutalisme architectural, né en Grande-Bretagne et en France au milieu du XXe siècle avec les travaux d’Alison et Peter Smithson puis de Le Corbusier dans sa période tardive, privilégie l’honnêteté constructive — visibilité des matériaux et des structures —, la sculpturalité des volumes et le dépouillement ornemental. Appliqué à l’architecture religieuse, il produit des édifices singuliers où le béton brut structure des espaces liturgiques contemplatifs, parfois dramatiques, éclairés par des dispositifs lumineux calculés.

La dédicace à saint Jacques le Majeur — apôtre du Christ, fils de Zébédée, frère de saint Jean l’Évangéliste — inscrit l’édifice dans la grande tradition des paroisses jacobines françaises. Jacques, premier martyr apostolique selon le livre des Actes (exécuté en 44 à Jérusalem sous Hérode Agrippa), est surtout vénéré en tant que patron du pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle — sanctuaire galicien qui conserve ses reliques et constitue l’un des trois grands pèlerinages chrétiens de la chrétienté médiévale avec Rome et Jérusalem.

Le patronage jacobin — fréquent dans les paroisses françaises depuis le Moyen Âge — conserve dans la France contemporaine une dimension pèlerinale importante, avec le renouveau des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis les années 1980. Cette dimension pèlerinale, mémoire de la grande dévotion jacobine médiévale, irrigue la spiritualité de plusieurs paroisses dédiées au saint apôtre.

Montrouge, commune limitrophe de Paris au sud, s’inscrit dans la petite couronne parisienne qui a connu au cours du XIXe et du XXe siècle une urbanisation progressive. L’intégration à la métropole parisienne, les transformations industrielles et résidentielles successives, et la densification urbaine ont transformé l’ancienne commune rurale en cité densément peuplée, nécessitant plusieurs paroisses pour desservir la population.

La paroisse Sainte-Joséphine-Bakhita, à laquelle est rattachée Saint-Jacques-le-Majeur, porte le vocable de sainte Joséphine Bakhita (1869-1947) — religieuse canossienne soudanaise canonisée en 2000 par Jean-Paul II. Ancienne esclave capturée au Soudan à l’âge de sept ans, Bakhita fut vendue plusieurs fois avant d’être rachetée par un diplomate italien qui l’emmena en Italie. Baptisée en 1890, elle entra chez les Filles de la Charité canossiennes et consacra sa vie au service des pauvres. Sa canonisation en 2000 et sa proclamation comme patronne du Soudan firent d’elle l’une des grandes figures de la sainteté africaine contemporaine.

La mention de Saint-Jacques-le-Majeur comme l’un des trois lieux de culte de la paroisse Sainte-Joséphine-Bakhita s’inscrit dans la pratique diocésaine contemporaine de regroupement paroissial — plusieurs sanctuaires rassemblés dans une même paroisse pour mutualiser les ressources pastorales. Cette configuration, fréquente dans les diocèses franciliens contemporains, permet de maintenir la desserte liturgique de l’ensemble des édifices historiques et contemporains malgré la diminution du nombre de prêtres.

L’architecture brutaliste de Saint-Jacques-le-Majeur, relativement rare dans le paysage religieux français, présente vraisemblablement des volumes géométriques massifs en béton brut, des ouvertures soigneusement dessinées pour filtrer la lumière, et un intérieur épuré cohérent avec les orientations liturgiques postconciliaires.

Rattachée au diocèse de Nanterre et à la paroisse Sainte-Joséphine-Bakhita de Montrouge, Saint-Jacques-le-Majeur accueille les messes dominicales, la catéchèse paroissiale, les grandes célébrations liturgiques et la fête patronale du 25 juillet — jour de saint Jacques le Majeur — particulièrement célébrée dans les paroisses jacobines françaises.

Informations Clés

Type d'édifice

Église

Paroisse

Paroisse Sainte-Joséphine-Bakhita de Montrouge

Diocèse

Montrouge