Bourges
Histoire de Bourges
Le site est occupé dès le Néolithique: un caveau contenant les ossements de 46 individus, daté entre -6000 et -2200 av. J.-C., a été mis au jour au nord de la commune. Avant la conquête romaine, la région est le territoire du peuple gaulois des Bituriges Cubes — dont le nom signifiait « les rois du monde » — dont la capitale Avaricum se développe comme une agglomération proto-urbaine aux IIe et Ier siècles av. J.-C.
Lors de la Guerre des Gaules, Vercingétorix applique une politique de la terre brülée, mais les habitants d’Avaricum obtiennent de lui d’épargner leur cité. César réussit néanmoins à la prendre par un long siège: des 40 000 habitants enfermés dans ses murs, seuls 800 en réchappèrent. Reconstruite selon un plan hippodamien, dotée d’un forum et de thermes, Avaricum connaît une nouvelle prospérité.
Au XVe siècle, Bourges est la capitale du royaume de France pour Charles VII, chassé de Paris par les Anglais et les Bourguignons. Jacques Cœur, argentier du roi, y fait bâtir son palais, chef-d’œuvre de l’architecture gothique flamboyante. Louis XI y fonde une université en 1464, qui forma notamment Jean Calvin dans les années 1520.
Patrimoine religieux à Bourges
La cathédrale Saint-Étienne de Bourges, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1992, est l’un des chefs-d’œuvre du gothique français. Construite entre 1195 et 1324, elle se distingue par l’absence de transept, ses cinq portails sculptés et ses exceptionnelles verrières des XIIIe et XIVe siècles, dont la grande rose du Jugement dernier. L’archevêché de Bourges, primat des Aquitaines, fut l’un des plus puissants du royaume: ses archevêques exerçaient une juridiction sur les évêques du centre et du sud-ouest de la France depuis l’Antiquité tardive.