Épinay-sur-Seine
Histoire d’Épinay-sur-Seine
Épinay-sur-Seine est une commune de Seine-Saint-Denis, en Île-de-France, qui compte 53 489 habitants. Le nom est attesté sous les formes Spinogelo au VIIe siècle et Spinogilium 862. Ipinacum est une mauvaise latinisation du VIIe siècle, par confusion avec le suffixe *-ACU. Albert Dauzat et Charles Rostaing expliquent cet archétype toponymique fréquent par le terme roman epinay signifiant « lieu planté d'(arbres à) épines ».
On disait en ancien français un epinay, comme on disait un chesnay, un saussay, etc. Épinay, Spinetum XIIe siècle) de la partie nord de la France et les Épinoy du Nord (cf. Épinoy, Spinetum 880) remontent tous au gallo-roman *SPINETU, basé sur les deux éléments d’origine latine spina, épine et -etu(m) suffixe collectif servant à désigner un ensemble d’arbres appartenant à la même espèce.
Ce suffixe explique les terminaisons -ey, -ay, (parfois -et, et -oy). Il est devenu féminin en français moderne -aie (Chênaie, Saulaie, etc.).
La présence humaine en ces lieux est attestée dès l’âge du fer celtique par la découverte au d’épées en fer et en bronze dans le lit de la Seine. Le plus ancien établissement attesté sur le site de la commune remonte à l’époque mérovingienne. Le lieu est mentionné dans un document rédigé en latin médiéval pour la première fois l’existence du village de Spinogelum par le chroniqueur Frédégaire, en l’an 638. Dagobert fit son testament à « Ipinacum »; il donna sa terre à l’abbaye de Saint-Denis, mais les Montmorency en volèrent une partie. Au, les Spinassiens vivent des activités portuaires sur la Seine, ainsi que des cultures maraîchères et céréalières et de la viticulture. Pierrefitte-Villetaneuse-Épinay en 1707
En 1741, la seigneurie d’Épinay est achetée par Louis Denis Lalive de Bellegarde, mais le prince de Condé, héritier des Montmorency, y conserve des droits féodaux, et donne des fonds pour reconstruire l’église terminée en 1743. Au, une société brillante fréquente les propriétés du lieu, les séjours de Diderot, Grimm ou encore Jean-Jacques Rousseau chez Madame d’Épinay (la femme de Denis-Joseph Lalive d’Épinay, son cousin germain, fils de Louis-Denis) sont fréquents. Par la suite, Gian Battista Sommariva achète la terre seigneuriale d’Épinay. Au, il y avait à Épinay une ferme du nom de Temps Perdu, située au nord du fort de la Briche. Le tramway Enghien (Cygne d’Enghien) – Trinité (Église de la Trinité à Paris) a été mis en service par la Compagnie des Tramways électriques du Nord-Parisiens le. Il a été prolongé le jusqu’à la Gare d’Enghien.
Lors de la fusion des diverses compagnies tramways parisiens dans la STCRP, la ligne prit le. Elle a été supprimée le et remplacée par des lignes de bus. L’indice de ligne 54 sert néanmoins toujours, avec les lignes RATP actuelles 154 et 254, qui desservent toujours Épinay… Le dépôt des trams était appelé le dépôt de la Briche et était situé à proximité du Carrefour des Mobiles, sur l’actuel Boulevard Foch. Désaffecté le, puis loué à des entreprises, il a été démoli en 1966 pour faire place à des logements. En 1921, la ligne de était parcourue en par les 17 rames de tramway qui la desservaient, avec un intervalle minimal de à l’heure de pointe.
En 1902, la ligne transportait voyageurs, puis, en 1909, voyageurs, qui, en 1926, n’étaient plus que. Les Laboratoires Éclair et les Studios Éclair étaient les plus connues des entreprises de la ville, compte tenu de leur rôle historique majeur dans l’histoire du film français et, aujourd’hui, dans l’économie du cinéma et de la production télévisuelle. Ils comptent qui produisirent un certain nombre de film, notamment La Kermesse héroïque en 1935. La ville a été marquée dans les années 1960 et 1970 par la construction de Grands ensembles principalement dans les quartiers d’Orgemont, des Presles et de La Source, aujourd’hui la majorité des habitants de la commune vivent dans ces types de logements. La commune est notamment connue pour avoir abrité en 1971 le de la SFIO, dit Congrès d’Épinay, qui vit la « réunification » de la « famille » socialiste. Elle est aussi connue pour les Studios Éclair, réputés dans le cinéma et pour le traitement des pellicules, etc.
Au premier jour des « émeutes de 2005 », Jean-Claude Irvoas, un employé d’une firme de mobilier urbain, est battu à mort par deux individus de 19 et au moment des faits dans le quartier d’Orgemont. Il était occupé à photographier un lampadaire pour le catalogue de la compagnie havraise ETI, qui fabrique des lampadaires anti-vandalisme.
Patrimoine religieux
L’Hôtel-de-Ville occupe depuis le l’ancien hôtel seigneurial du fief d’Ormesson. Depuis la disparition du château de la Briche en 1870, c’est le seul survivant des anciens châteaux d’Épinay. L’existence d’une demeure à cet emplacement est mentionnée dès 1306; les seigneurs du village y résident alors. Reconstruit en 1760 par le marquis du Terrail, fils d’un riche financier, en forme de « T » qui rappelle son nom, c’est une élégante construction caractéristique.
Les fenêtres de l’aile ouest sont ornées de mascarons sur les clefs de voûte représentant les quatre continents. D’importants travaux ont été réalisés par l’architecte Bouwens de 1881 à 1889 (dont adjonction de marquises). Après la mort du roi-consort d’Espagne François d’Assise de Bourbon, qui l’avait acquis en 1881, le château et son parc sont achetés en 1906 par le maire de l’époque Georges Thibout à titre personnel pour la somme de francs. Il revend le château et la moitié du terrain (un hectare) à la commune pour la somme de francs, et donne les communs du château à la commune pour y faire une école maternelle publique.
Elle présente une étonnante diversité de styles, avec une façade mi-annamite, mi -Art déco. En 1932, à la suite d’une souscription nationale lancée par le maréchal Lyautey, le pavillon est reconstruit en béton armé (le pavillon d’origine étant en matériaux légers) à Épinay. Pour la façade, le maître-verrier Marguerite Huré utilise un nouveau procédé, la brique Huré, breveté en 1930.