Église Notre-Dame-des-Missions

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Église Notre-Dame-des-Missions

102, Avenue Joffre - 93800 Epinay sur seine

Messe(s) du week-end

Dimanche : 11h00
Dimanche : 11h00

Messes à proximité

Église Saint-Patrice

45 rue Felix Merlin - 93800 Epinay sur seine

Église Saint-Médard

3 , rue de l'Eglise - 93800 Epinay sur seine

Église Sainte-Cécile

135, Avenue de la republique - 93800 Epinay sur seine

Église Sainte-Marie-Madeleine

Place Jean Grandel - 92230 Gennevilliers

Église Notre-Dame des Agnettes

26 rue Louis Calmel - 92230 Gennevilliers

Basilique Saint-Denys

Place Jean Eurieult - 95100 Argenteuil

Présentation de l'église

L’église Notre-Dame-des-Missions — appelée aussi église Notre-Dame-des-Missions-du-Cygne-d’Enghien ou Notre-Dame-des-Missions d’Épinay-sur-Seine —, située en Seine-Saint-Denis, possède une origine singulière dans le paysage religieux français. L’édifice est né de la chapelle Notre-Dame-des-Missions présentée à l’Exposition coloniale internationale de 1931 à Paris par l’architecte Paul Tournon, puis démontée et reconstruite en 1932 à Épinay-sur-Seine — transfert qui en fait l’un des rares édifices religieux français ayant connu une existence première comme pavillon d’exposition universelle.

L’Exposition coloniale internationale de 1931, grand événement parisien organisé au bois de Vincennes pour célébrer l’empire colonial français, comportait un ensemble de pavillons nationaux, régionaux et thématiques illustrant la vie et la mission chrétienne dans les colonies. La chapelle Notre-Dame-des-Missions était conçue par Paul Tournon — architecte parisien spécialisé dans l’architecture religieuse moderne, également auteur de plusieurs sanctuaires missionnaires en Afrique du Nord — pour évoquer la synthèse entre christianisme et cultures locales, thème central de la théologie missionnaire française de l’entre-deux-guerres.

Après la clôture de l’exposition à la fin de 1931, le destin habituel des pavillons étrangers consistait dans leur démolition. Tournon parvint toutefois à faire inscrire la chapelle dans un projet de réimplantation à Épinay-sur-Seine, où la croissance démographique de la commune nécessitait un nouveau lieu de culte. Le démontage et la reconstruction furent menés rapidement, l’édifice rouvrant dès 1932 dans sa nouvelle fonction paroissiale — avec son nom initial préservé en hommage à son origine.

L’architecture de la chapelle illustre la réflexion artistique menée à l’époque sur l’art sacré missionnaire. Le parti général relève du Mouvement moderne dans sa version religieuse, avec des volumes compacts, une utilisation raisonnée du béton armé et un décor intégré aux lignes architecturales. Le plan associe une nef unique à vaisseau principal, un chœur surélevé et un clocher-campanile. Les proportions ramassées, les ouvertures rares mais soigneusement disposées et le traitement des volumes extérieurs confèrent à l’édifice une esthétique contemporaine singulière dans le paysage religieux d’Épinay.

L’originalité la plus frappante réside dans le programme iconographique intérieur, qui évoque la présence chrétienne dans les territoires coloniaux africains, asiatiques et océaniens. Peintures murales, vitraux, statuaire et éléments décoratifs puisent dans les traditions artistiques locales et les intègrent à un vocabulaire chrétien universel — démarche caractéristique de l’art missionnaire français de l’entre-deux-guerres, inspirée par les réflexions du père Ngon sur l’inculturation et annonçant les orientations que le concile Vatican II allait systématiser trente ans plus tard.

Les fresques, les sculptures et les mosaïques qui ornent l’intérieur représentent les scènes évangéliques adaptées aux contextes culturels des différents territoires : Sainte Famille africaine, saints indigènes d’Indochine ou de Madagascar, Vierge noire, Christ-roi dans diverses traditions iconographiques. Cette diversité, exceptionnelle dans une église française de l’époque, témoigne de l’originalité du projet et de la sensibilité particulière de Paul Tournon à la question du dialogue entre christianisme et cultures.

L’édifice est classé au titre des monuments historiques depuis 1994 — reconnaissance patrimoniale explicite de sa valeur unique dans l’histoire de l’architecture religieuse et missionnaire française. Rattachée au diocèse de Saint-Denis, Notre-Dame-des-Missions fait partie des paroisses d’Épinay-sur-Seine. Elle accueille les messes dominicales, la catéchèse paroissiale, les grandes célébrations liturgiques et les rassemblements de communautés d’origines diverses qui trouvent dans le programme iconographique du sanctuaire un écho à leur propre histoire.

Informations Clés

Type d'édifice

Église

Paroisse

Notre Dame des Missions

Diocèse

Epinay-sur-seine-Villetaneuse

Construction

1932