Église Notre-Dame-de-Fatima
Église Notre-Dame-de-Fatima
Messe(s) du week-end
Dimanche : 09h00 (crypte)
Dimanche : 11h00
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Présentation de l'église
L’église de Marie-Médiatrice-de-Toutes-les-Grâces — également appelée église de Marie-Médiatrice ou église Notre-Dame-de-Fatima — est une église catholique du 19e arrondissement de Paris. Située au carrefour du boulevard Sérurier et de l’avenue de la Porte-du-Pré-Saint-Gervais, à l’angle nord-est de Paris en limite de la commune du Pré-Saint-Gervais, elle a été construite entre 1950 et 1954 par l’architecte Henri Vidal.
Le triple vocable de l’édifice — Marie-Médiatrice-de-Toutes-les-Grâces, Marie-Médiatrice et Notre-Dame-de-Fatima — reflète l’histoire de la paroisse et son évolution communautaire. Le vocable original, « Marie-Médiatrice-de-Toutes-les-Grâces », correspond à un titre marial théologique affirmant le rôle d’intercession universelle de la Vierge Marie auprès du Christ en faveur des fidèles. Cette dévotion, particulièrement développée au XXe siècle par les théologiens belges et français — notamment le cardinal Mercier dans sa célèbre demande au Saint-Siège en 1915 —, connut un essor considérable dans l’entre-deux-guerres et influença la construction de plusieurs sanctuaires français portant ce vocable.
L’appellation secondaire de Notre-Dame-de-Fatima renvoie aux apparitions mariales rapportées à Fatima au Portugal en 1917 — événements religieux majeurs du catholicisme du XXe siècle qui donnèrent naissance à l’un des plus importants pèlerinages mondiaux à la Vierge. Ces apparitions, validées par l’Église catholique en 1930, concernaient trois jeunes bergers portugais — Lucia dos Santos, Francisco et Jacinta Marto — qui rapportèrent avoir reçu de la Vierge des messages appelant à la prière, à la pénitence et à la consécration de la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Le culte de Notre-Dame-de-Fatima se diffusa rapidement dans le monde catholique et particulièrement parmi les communautés portugaises à l’étranger.
L’architecte Henri Vidal, à qui fut confié le chantier entre 1950 et 1954, adopta un parti architectural cohérent avec les orientations de l’art sacré français d’après-guerre : volumes sobres, matériaux contemporains — béton armé, brique, verre —, ornementation fonctionnelle intégrée aux lignes architecturales. Ce style, caractéristique des constructions religieuses des banlieues parisiennes en reconstruction ou en extension après la Seconde Guerre mondiale, privilégie la lisibilité liturgique et l’économie de moyens.
Le plan associe une nef aux volumes ramassés, un chœur central et des chapelles latérales intégrées au vaisseau principal. Les matériaux — brique rouge caractéristique des constructions franciliennes de l’entre-deux-guerres et d’après-guerre, pierre pour les éléments structurels, béton pour les voûtes — donnent à l’édifice sa coloration caractéristique qui s’inscrit dans le tissu urbain du quartier de la Porte-du-Pré-Saint-Gervais.
La particularité contemporaine la plus saisissante de l’édifice réside dans son affectation pastorale : l’église est aujourd’hui l’église de la communauté portugaise de Paris. Cette vocation ethno-linguistique, attribuée dans les décennies suivant la grande immigration portugaise en France — entre 1950 et 1974, près d’un million de Portugais s’installèrent en France, particulièrement dans la région parisienne —, fit de l’édifice un centre de vie communautaire pour les familles lusophones de la capitale et de sa banlieue nord-est.
L’attribution du vocable secondaire de Notre-Dame-de-Fatima à cette époque — en écho au grand pèlerinage portugais — renforça cette identité communautaire et permit aux fidèles lusophones de retrouver à Paris une dévotion familière. L’église accueille aujourd’hui les célébrations liturgiques en portugais, les grandes fêtes du calendrier liturgique lusophone et les pèlerinages commémoratifs des apparitions de Fatima — particulièrement le 13 mai (date de la première apparition) et le 13 octobre (dernière apparition, suivie du « miracle du soleil »).
Rattachée à l’archidiocèse de Paris, l’église de Marie-Médiatrice-de-Toutes-les-Grâces accueille les messes dominicales en français et en portugais, la catéchèse en lusophone, les grandes célébrations liturgiques et les commémorations des apparitions de Fatima qui rassemblent chaque année plusieurs milliers de fidèles.