Église Sainte-Marie-Madeleine

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Église Sainte-Marie-Madeleine

Place Jean Grandel - 92230 Gennevilliers

Messe(s) du week-end

Dimanche : 11h00 (Accès PMR)
Dimanche : 11h00 (Accès PMR)

Messes à proximité

Église Notre-Dame des Agnettes

26 rue Louis Calmel - 92230 Gennevilliers

Église Saint-Jean-des-Grésillons

17, rue du 19 mars 1962 - 92230 Gennevilliers

Église Saint-Joseph

182 rue du Ménil - 92600 Asnières-sur-seine

Église Notre-Dame du Perpétuel Secours

31 rue Albert 1er - 92600 Asnieres sur seine

Chapelle Saint-Daniel

9 rue des Jardins - 92600 Asnieres sur seine

Église Saint-Médard

3 , rue de l'Eglise - 93800 Epinay sur seine

Présentation de l'église

L’église Sainte-Marie-Madeleine de Gennevilliers, sise place Jean-Grandel, est un lieu de culte catholique de la commune de Gennevilliers dans les Hauts-de-Seine, en région Île-de-France. Elle dépend du diocèse de Nanterre et elle est placée sous le vocable de sainte Marie-Madeleine. Elle est desservie par la station Le Village de la ligne 1 du tramway d’Île-de-France — le T1 —, ce qui la rend accessible par les transports publics depuis l’ensemble du nord-ouest parisien.

Le vocable de Sainte-Marie-Madeleine — figure évangélique majeure du christianisme, présente aux grands moments de la vie du Christ : Crucifixion, Mise au tombeau, Résurrection — inscrit l’édifice dans la grande tradition dédicatoire mariale-madelénienne française. Marie-Madeleine, que la tradition catholique occidentale identifie longtemps avec Marie de Béthanie, la pécheresse pardonnée et la Myrrhophore — porteuse de parfums pour embaumer le Christ —, est l’une des figures féminines les plus importantes du Nouveau Testament et patronne de nombreuses paroisses françaises.

Plusieurs traditions hagiographiques françaises attachent Marie-Madeleine à la Provence, où elle aurait terminé sa vie selon la légende dorée médiévale — tradition qui donna naissance au pèlerinage de Sainte-Baume et à la basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Cette dimension provençale du culte madelénien rayonna dans toute la France à partir du Moyen Âge et inspira la dédicace de nombreuses paroisses dans les régions les plus diverses, dont Gennevilliers.

Gennevilliers, commune de la petite couronne parisienne située au nord-ouest de la capitale, a connu au cours du XIXe et du XXe siècle une transformation radicale. Ancien village rural sur la boucle de la Seine, spécialisé dans le maraîchage pour approvisionner les marchés parisiens, elle devint progressivement une cité industrielle — particulièrement avec l’implantation des industries métallurgiques, mécaniques et chimiques le long du fleuve au début du XXe siècle — puis une commune résidentielle et mixte.

Cette évolution démographique rapide, caractéristique de la Ceinture rouge parisienne, nécessita la construction ou l’agrandissement de plusieurs paroisses pour desservir les populations installées dans les quartiers récents. L’église Sainte-Marie-Madeleine, implantée sur la place Jean-Grandel au centre de la commune, constitue l’un des jalons de cette adaptation pastorale aux mutations urbaines et sociales.

La place Jean-Grandel, qui donne son ancrage géographique à l’édifice, rend hommage à Jean Grandel (1891-1944) — résistant communiste gennevillois, maire de Gennevilliers de 1935 à 1940, puis député communiste. Arrêté par les autorités de Vichy, il fut déporté en Allemagne où il mourut en 1944. Cette toponymie, caractéristique des communes de la Ceinture rouge qui ont honoré leurs figures politiques et résistantes locales, inscrit l’édifice religieux dans un contexte urbain marqué par la mémoire politique du XXe siècle.

L’édifice actuel, sans datation précise mais vraisemblablement du XIXe ou du XXe siècle, relève des constructions religieuses des banlieues parisiennes en pleine urbanisation. L’architecture probable — néogothique pour les constructions plus anciennes, ou plus moderne pour les édifices de l’après-guerre — adapte le parti stylistique aux moyens de la paroisse et à l’époque de construction.

Le plan habituel associe une nef à un ou trois vaisseaux, un transept peu saillant, un chœur à chevet polygonal et un clocher-tour occidental ou latéral. Les matériaux — pierre calcaire locale, moellons, brique, béton armé selon les époques — respectent les traditions constructives franciliennes. L’élévation extérieure, caractéristique des paroisses de banlieue, présente une façade sobre dominée par le clocher central.

L’intérieur conserve un mobilier liturgique adapté aux pratiques postconciliaires : maître-autel central, ambon, fonts baptismaux, sièges de l’assemblée. Les vitraux, posés progressivement au fil des décennies, représentent Marie-Madeleine dans les scènes évangéliques classiques — rencontre avec le Christ ressuscité au matin de Pâques, conversion à Béthanie, présence au pied de la Croix — et les saints patrons secondaires de la paroisse.

Rattachée au diocèse de Nanterre, Sainte-Marie-Madeleine de Gennevilliers est une paroisse active. Elle accueille les messes dominicales, la catéchèse paroissiale, les grandes célébrations liturgiques et la fête patronale du 22 juillet — jour de sainte Marie-Madeleine — qui rassemble chaque année les fidèles autour de cette figure évangélique majeure.

Informations Clés

Saint Patron

Type d'édifice

Église

Paroisse

Paroisse Paroisses de Gennevilliers et Asnières-Grésillons

Diocèse

Doyenné de la Boucle-Nord