Aix-en-Provence
Histoire d’Aix-en-Provence
Aix-en-Provence, sous-préfecture des Bouches-du-Rhône (Provence-Alpes-Côte d’Azur, 147 478 habitants), est fondée en 122 av. J.-C. par les Romains. Le nom Aquae Sextiae est attesté chez Tite-Live en 102 av. J.-C.; il fait référence aux thermes de la cité, du latin aqua « eau » sous la forme Aquis « aux eaux (thermales) ». Le second élément Sextiae fait référence au fondateur, Caius Sextius Calvinus. En 123 av. J.-C., à la suite de l’appel des Grecs de Massalia en conflit avec les tribus ligures et gauloises, le consul Caius Sextius Calvinus prend et détruit l’oppidum d’Entremont, capitale des Salyens. Il y installe ensuite, près des sources thermales, un camp qui devient rapidement la ville. En 102 av. J.-C., lors de la bataille d’Aix, Marius tient tête, au pied de la Sainte-Victoire, aux Ambrons et Teutons qu’il défait.
Au IVe siècle, Aix devient capitale de la Narbonnaise deuxième et se dote d’un diocèse, dont Lazarus est le premier évêque. Elle est occupée par les Wisigoths en 477, puis envahie par les Francs et les Lombards, et en 731 par les Sarrasins. Les comtes de Provence (maisons d’Anjou et d’Aragon) décident en 1189 d’en faire leur résidence, donnant à Aix le statut de capitale de Provence. L’installation du roi René, duc d’Anjou, comte de Provence, roi titulaire de Sicile, au XVe siècle, marque l’âge d’or de la cité — qui conservera le titre de « cité du roi René ». En 1409, il fait d’Aix un centre culturel et universitaire renommé. En 1501, Louis XII y établit le Parlement de Provence qui perdure jusqu’à la Révolution.
Patrimoine religieux à Aix-en-Provence
Aix-en-Provence détient le label Ville d’Art et d’Histoire et possède deux étoiles au guide Vert Michelin. La cathédrale Saint-Sauveur abrite le triptyque du Buisson ardent (retable du roi René) de Nicolas Froment, le retable de la Légende de saint Mitre (XIVe siècle), et des tapisseries de la Vie de la Vierge et de Jésus de la fin du XVe siècle. Le cloître Saint-Sauveur, de la fin du XIIe siècle, présente une toiture soutenue par des arcades, des colonnettes jumelées et des chapiteaux à feuillages ou historiés. L’église de la Madeleine, place des Prêcheurs, dans son bâtiment actuel de la fin du XIXe siècle, succède à plusieurs constructions depuis le XIIIe siècle. L’église du Saint-Esprit, construite de 1706 à 1728 par les frères Vallon, abrita le mariage de Mirabeau; les sculptures et décorations ont été réalisées de 1726 à 1728. L’église Saint-Jean-de-Malte, non loin du cours Mirabeau, est la première église gothique de Provence.
L’église Notre-Dame de la Seds, datant de 1853, est l’œuvre de l’architecte aixois Henri Révoil, dans un style romano-byzantin. La chapelle des Oblats, le couvent des Prêcheurs, l’église Saint-Jean-Baptiste du Faubourg complètent le centre. Au-delà du noyau historique, le territoire communal regroupe l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Puyricard, l’église de l’Immaculée-Conception de Couteron, l’église Notre-Dame-de-l’Arc d’Aix-en-Provence, l’église Saint-André de Val Saint-André, l’église Sainte-Marie-Madeleine des Milles, l’église Sainte-Anne de Tournon, l’église Saint-Eutrope, l’église Saint-François-d’Assise, l’église Saint-Georges de Luynes, l’église Saint-Jean-Marie-Vianney du Pont de Béraud, l’église Saint-Jérôme, l’église Saint-Thomas-de-Villeneuve et l’église Saint-Paul. Le cimetière Saint-Pierre abrite la dernière demeure de personnalités du monde de l’art (Paul Cézanne, Darius Milhaud, Auguste de Forbin) et des lettres (François-Auguste Mignet, l’abbé Bremond).