Cathédrale Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence
Cathédrale Saint-Sauveur d'Aix-en-Provence
Messe(s) du week-end
Samedi : 18h30
Dimanche : 10h30
Dimanche : 10h30
Dimanche : 19h00
Dimanche : 19h00
Messes à proximité
Présentation de la cathédrale
Entrer dans la cathédrale Saint-Sauveur, c’est traverser quinze siècles d’architecture en quelques pas. Nef romane, nef gothique, baptistère paléochrétien : chaque époque a laissé sa marque dans cet édifice d’Aix-en-Provence qui ressemble à un livre d’histoire à ciel ouvert.
Histoire
Le site est sacré depuis l’Antiquité. Le baptistère, dont les fondations reposent sur les colonnes d’un ancien forum romain, remonte au Ve siècle. C’est l’un des plus anciens de France, témoin de la christianisation précoce de la Provence. Autour de lui, une première cathédrale prend forme à l’époque mérovingienne.
Au XIIe siècle, les chanoines font construire la nef romane et le cloître attenant, dont les colonnettes jumelles et les chapiteaux historiés comptent parmi les plus beaux de Provence. Le XIIIe siècle apporte la nef gothique, plus haute et plus lumineuse, qui vient se plaquer contre la nef romane sans la remplacer. Cette juxtaposition, loin d’être un accident, reflète la volonté de chaque génération de s’ajouter à l’existant plutôt que de le détruire.
Le XVe siècle est l’âge d’or de la cathédrale. Le roi René d’Anjou, comte de Provence, fait de sa cour aixoise un foyer artistique. C’est lui qui commande vers 1475 le célèbre triptyque du Buisson Ardent au peintre Nicolas Froment. Au XVIIe siècle, la façade baroque vient compléter cet ensemble éclectique. La Révolution cause des dommages, mais la cathédrale survit. Elle est classée Monument historique en 1840, dès la première liste de Prosper Mérimée.
Architecture et trésors
La façade offre un résumé saisissant de l’ensemble : le portail roman côtoie le portail gothique flamboyant, surmonté de son gâble sculpté, tandis que des éléments classiques encadrent le tout. Les vantaux en bois de noyer du portail gothique, sculptés en 1505 de figures de prophètes et de sibylles, sont habituellement protégés par des volets.
À l’intérieur, la nef romane, basse et sobre, contraste avec la nef gothique voisine, élancée et baignée de lumière. Le baptistère octogonal, au centre d’une coupole portée par huit colonnes antiques de réemploi, impressionne par son ancienneté. La piscine baptismale, destinée au baptême par immersion, rappelle les pratiques des premiers chrétiens.
Le triptyque du Buisson Ardent, commandé par le roi René, représente la Vierge à l’Enfant dans le buisson biblique de Moïse. C’est un chef-d’œuvre de la peinture provençale du XVe siècle, restauré en 2003. Le cloître roman, accessible depuis la nef, offre un havre de paix avec ses arcades finement sculptées.
Visiter Saint-Sauveur
La cathédrale se situe rue Gaston de Saporta, dans le vieil Aix, au bout du cours Mirabeau en remontant vers le nord. L’entrée est gratuite. Elle est ouverte tous les jours de 8h à 12h et de 14h à 18h environ. Le triptyque du Buisson Ardent n’est visible que sur demande auprès du gardien ou lors de visites guidées, car il est protégé par des volets fermés.
Le cloître se visite aux horaires d’ouverture de la cathédrale. En sortant, la rue Gaston de Saporta regorge d’hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, témoins de la prospérité parlementaire d’Aix.
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Le saviez-vous ?
Les huit colonnes du baptistère proviennent du forum romain d’Aquae Sextiae, la ville antique fondée en 122 avant notre ère. Elles ont été réutilisées telles quelles par les bâtisseurs chrétiens du Ve siècle, qui les considéraient comme un héritage légitime.
Le roi René, commanditaire du triptyque, était aussi poète, musicien et peintre amateur. La légende locale veut qu’il ait lui-même esquissé le projet du tableau avant de le confier à Nicolas Froment, son peintre de cour.
La cathédrale possède trois nefs correspondant à trois époques différentes, mais aussi trois orgues : le grand orgue du XVIIIe siècle, un orgue de chœur et un petit orgue positif, ce qui en fait l’une des cathédrales les mieux dotées de France en matière d’instruments.