Argenteuil

Histoire d’Argenteuil

La ville d’Argenteuil, implantée sur les coteaux de la rive droite de la Seine en Île-de-France, doit ses origines à un monastère de bénédictines fondé en 656, attesté pour la première fois dans la charte de Childebert III en 665. La tradition rapporte que Charlemagne y déposa, en l’an 800, une tunique revendiquée comme celle portée par le Christ lors de sa Passion — la Sainte Tunique — offerte selon la légende par l’impératrice Irène de Byzance lors de son sacre comme empereur d’Occident. La relique, dissimulée dans un mur lors des invasions normandes du IXe siècle, fut redécouverte en 1129 par des moines de Saint-Denis; le premier texte qui en atteste l’existence remonte à 1156. Les pèlerinages à la Sainte Tunique, attestés à partir du XVIe siècle, connaissent leur essor au XVIIe siècle et se perpétuent jusqu’à nos jours. C’est à cette même abbaye qu’Héloïse fit ses études vers 1110, y acquérant la culture qui allait susciter l’admiration d’Abélard et sceller leur tragique histoire. Au XIIe siècle, la communauté fut chassée lorsque Suger obtint la rétrocession du monastère à l’abbaye de Saint-Denis. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, augustins, bernardines et ursulines s’installèrent à leur tour autour de l’ancienne abbaye. Au XIXe siècle, Argenteuil se transforme profondément: le chemin de fer attire les peintres impressionnistes sur ses bords de Seine — Claude Monet y séjourne de 1871 à 1878, suivi d’Alfred Sisley, d’Édouard Manet, de Gustave Caillebotte et de Camille Pissarro. La ville entre ensuite dans l’ère industrielle pour devenir l’une des premières cités ouvrières d’Île-de-France, accueillant des industries liées à l’aéronautique, à la construction navale et à la métallurgie.

Toponymie d’Argenteuil

Le nom d’Argenteuil est attesté sous la forme Argentolaïum dès 697, puis Argentogilum en 824 et Argentolium en 828. Son étymologie reste débattue: les hypothèses les plus courantes évoquent la couleur blanche du gypse et du plâtre affleurant (argent, suivi du suffixe celtique -ialo « clairière »), ou encore la surface miroitante d’un cours d’eau. La forme définitive Argenteuil s’impose à partir du XIe siècle. La ville est aujourd’hui la commune la plus peuplée du Val-d’Oise, en région Île-de-France.

Patrimoine religieux à Argenteuil

La basilique Saint-Denys, édifiée de 1862 à 1865 par l’architecte Théodore Ballu en style néo-roman, abrite la Sainte Tunique dans un reliquaire néo-roman réalisé vers 1900 par la maison Poussielgue-Rusand, orné de médaillons émaillés relatant l’histoire de la relique. Le clocher s’élève à cinquante-sept mètres; la nef à six travées est éclairée par deux grandes rosaces latérales. La basilique est le lieu d’ostensions périodiques de la tunique qui attirent des fidèles de toute la région. La cave dîmière du XIIIe siècle, voûtée sur croisées d’ogives, témoigne quant à elle de la puissance économique et spirituelle de l’ancienne abbaye bénédictine qui structura la vie d’Argenteuil au Moyen Âge.

Informations Clés

Eglises sur ce site

Population

107.221 habitants

Région

Île-de-France

Département

Val-d'Oise
(95)

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Basilique Saint-Denys

Place Jean Eurieult - 95100 Argenteuil