Choisy-le-Roi
Histoire de Choisy-le-Roi
Choisy-le-Roi est une commune de Val-de-Marne, en Île-de-France, qui compte 46 129 habitants. Le nom Choisy provient vraisemblablement du latin (« terre ou villa de Sosius »). Aux VIIIe siècle et IXe siècle, Choisy est appelée Cauciacum ou Causiacum. En 1739, Louis XV choisit ce domaine afin d’y pratiquer la chasse.
C’est pour cela que l’on renomme la ville « Choisy-le-Roi », ou en ancien français « Choisy-le-Roy ».
Choisy apparaîtrait pour la première fois dans l’histoire lorsque l’armée de César en 52 av. J.-C., conduite par le commandant Labienus, aurait livré bataille sur le territoire actuel de la commune. Son nom viendrait de Sociacum, « villa de Soisus » ou de « Socius ». Choisy n’est connu que depuis 1176, comme faisant partie de la seigneurie de Thiais, laquelle appartient à l’abbaye de Saint-Germain-des-Prés. En 1207, Jean, abbé de Saint-Germain-des-Prés, donna aux habitants de Choisy avec l’accord de l’évêque de Paris un fonds de terre pour y bâtir une chapelle, dédiée à saint Nicolas, non sans contrepartie puisque les habitants durent tous les ans un minot ( à Paris) de froment jusqu’à ce qu’il y ait assez pour monter un fond d’entretien. Dessiné sur une trame orthogonale, il est situé entre le chemin de Paris (devenu depuis rue de Vitry) et l’avenue de Paris.
Les terrains, de grandeur raisonnable, et les moellons de meulière sont donnés aux habitants par Louis XV, en priorité aux habitants du vieux bourg ainsi qu’à ceux liés au domaine royal par leur fonction. Les actuelles rues Louise-Michel, Georges-Clemenceau, Auguste-Franchot et Auguste-Blanqui datent de cette époque. Une nouvelle église paroissiale et royale, dédiée à saint Louis et saint Nicolas, est élevée de 1748 à 1760. Son clocher est moins élevé que le comble, à cause de l’aversion que Louis XV avait pour le son des cloches. La vieille église est démolie en 1759. De 1748 à 1757 est percée la route royale de Versailles qui permet en faisant des fouilles d’y trouver des tombeaux antiques.
En 1750, la route de Choisy à Paris est pavée et le pont sur la Seine est construit. Le presbytère est construit de 1763 à 1766. Louis XV confirme sa présence à Choisy par l’acquisition en 1764 de la seigneurie de Thiais, Choisy et Grignon en partie, qu’il sépare en deux pour revendre celle de Thiais et Grignon. Peu à peu le champ des Étendoirs, situé au nord de l’avenue de Versailles, est également construit. Le port joue un rôle de relais entre le Sud du Bassin parisien et Versailles. Un marché hebdomadaire est instauré.
Hormis les activités liées à la présence royale, l’agriculture est l’activité principale. La population s’accroît régulièrement depuis le début. La Révolution a la même intensité à Choisy qu’à Paris, le maire de la ville entretenant des liens étroits avec Robespierre. Danton séjourne à Choisy tout comme Rouget de Lisle, l’auteur de La Marseillaise. Choisy-le-Roi porte le nom révolutionnaire de Choisy-sur-Seine et le domaine royal, dont il ne reste aujourd’hui que l’entrée, est vendu comme bien national et tombe doucement en ruine. De 1790 à 1795 Choisy était un canton du district de Bourg-de-l’Égalité (Bourg-la-Reine).
À partir de 1809, le pont de Navier remplace enfin le bac. Au, Choisy-le-Roi connaît un essor industriel avec l’implantation de la faïencerie Boulenger, de la tuilerie et de la cristallerie. met en service en 1876 sa ligne 4 Villejuif – Paris, qui deviendra la ligne 3 (Châtelet – Pont au Double – R. de Choisy – Porte de Choisy – Choisy-le-Roi), puis sera intégrée en 1921 dans le réseau de la STCRP sous le (Thiais – Choisy-le-Roi – Châtelet) jusqu’en 1933. Un service d’omnibus en 1829 et une ligne de tramways en 1892 relient Choisy à Paris. 1840 voit l’arrivée du train à Choisy-le-Roi avec l’inauguration de la ligne Paris-Corbeil qui sera l’amorce de la ligne Paris-Orléans.
La ville subit de gros dégâts lors des combats franco-prussiens dans une tentative de libération de Paris le 30 septembre 1870. La municipalité, en expansion, achète en 1903 la maison de M. Lagoutte construite sous Napoléon III dans l’ancienne grande avant-cour du château. Le reste du parc est loti avec construction des écoles en 1910. Le lotissement du Nid Rouge s’étend à l’ouest de l’avenue de la République. En 1912, Choisy-le-Roi revient sous les feux de l’actualité avec la fin tragique du chef de bande anarchiste Jules Bonnot.
Le pont de Choisy est reconstruit de 1962 à 1965 d’après une conception de Jean Muller en utilisant une nouvelle technologie: le tablier en béton préfabriqué à caissons segmentés. De 1968 à 1973, Choisy-le-Roi accueille la délégation vietnamienne pour les négociations de Paris, originellement prévues pour quatre mois, dans le bâtiment, avenue de Versailles, qui était à cette époque le siège de l’école centrale du Parti communiste français et l’ancienne résidence de Maurice Thorez et de Jeannette Vermeersch.