Nîmes
Histoire de Nîmes
Nîmes, préfecture du Gard (Occitanie, 148 104 habitants), tire son nom du latin Nemausus, devenu en occitan médiéval Nimes ou Nemze, puis en occitan moderne Nimes, et en français Nîmes. La légende attribue l’origine de la ville à Nemausus, fils d’Hercule et héros éponyme. Étymologiquement, Nemausus pourrait trouver son origine dans le mot celtique nem, qui signifie « lieu consacré » et que l’on retrouve dans nemeto(n) « enclos sacré, temple ». Strabon et Pline rapportent qu’une peuplade celte se serait établie dans la région et aurait fondé l’antique capitale des Volques Arécomiques. Cette dernière devint maîtresse de vingt-quatre bourgs considérables. À Nîmes, les Volques Arécomiques s’installent près de la source de la Fontaine; au pied du mont Cavalier, un sanctuaire se crée et la source est divinisée. C’est à cette époque qu’est édifiée la tour Magne, au sommet du mont Cavalier.
La victoire remportée sur les Arvernes par Cnaeus Domitius Ahenobarbus et Quintus Fabius Maximus en 121 av. J.-C. décida du sort de la ville. Les Volques s’offrirent eux-mêmes aux Romains. La Colonia Augusta Nemausus est dotée de nombreux monuments et d’une enceinte de 6 km de long, enfermant 220 hectares — la troisième superficie urbaine des Gaules. Vers la fin du IIIe siècle, le christianisme commence avec saint Baudile en 287. En 333, l’Anonyme de Bordeaux, sur la route de Jérusalem, s’y arrête et note sur son itinéraire: Civitas Nemauso. En 2016 est officialisée la découverte de ce qui aurait été la première église de Nîmes, construite au Ve siècle, avec environ 130 tombes.
Histoire religieuse à Nîmes
En 472, aux Vandales succédèrent les Wisigoths, puis les Arabo-musulmans qui prennent Nîmes en 725. La présence musulmane prit fin en 752 sous l’action de Pépin le Bref. En 892, le comté de Nîmes passa dans la maison des comtes de Toulouse, puis aux Trencavels, vicomtes d’Albi. En 1226, les Nîmois, à l’approche de Louis VIII en croisade contre les Albigeois, se soumirent volontairement. Le roi en profita pour réunir la ville au domaine royal (sénéchaussée de Nîmes-Beaucaire). Au XIIe siècle, la ville avait perdu son unité matérielle et formait deux quartiers indépendants: d’un côté l’amphithéâtre romain devenu forteresse (le castrum arenarum, occupé par les Chevaliers des arènes); de l’autre, le reste de la cité.
Patrimoine religieux à Nîmes
Nîmes abrite des témoins exceptionnels de son passé romain. L’amphithéâtre, appelé arènes de Nîmes, construit à la fin du Ier siècle, mesure 133 mètres de long et 101 mètres de large. La façade, haute de 21 mètres, est composée de deux niveaux de 60 arcades chacun; près de 25 000 spectateurs pouvaient assister aux combats. Aujourd’hui, les arènes sont une grande salle de spectacle et le cœur des ferias. La Maison Carrée, temple romain construit en 3 et 5 ap. J.-C., dédié à Caius et Lucius César (petits-fils et fils adoptifs d’Auguste), est dans un état de conservation exceptionnel qui en fait le temple le plus intact du monde romain. La tour Magne, haute de 32 mètres, est le plus important vestige de l’enceinte romaine. Les jardins de la Fontaine abritent un autre monument romain: le temple de Diane.
Le maillage paroissial moderne s’organise autour de la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Castor (paroisse Nîmes Grand Centre). Aux côtés de la cathédrale, on trouve l’église Saint-Paul, l’église Sainte-Perpétue-et-Sainte-Félicité, l’église Saint-Charles, l’église Saint-Luc, l’église Saint-Baudile (dédiée au saint évangélisateur du IIIe siècle), l’église Saint-Vincent-de-Paul (toutes paroisse Nîmes Grand Centre), et l’église Notre-Dame-des-Enfants (paroisse Nîmes Sud Ouest).