Rennes
Histoire de Rennes
Rennes, préfecture de l’Ille-et-Vilaine et chef-lieu de la région Bretagne (225 081 habitants), tire son nom celtique gaulois originel Condate, qui signifie « confluent » et souligne l’emplacement de la ville entre l’Ille et la Vilaine. Le toponyme actuel est issu du nom du peuple gaulois des Riedones, occupant cette partie de l’Armorique au Ier siècle av. J.-C. Selon Xavier Delamarre, le sens global de Riedones serait « les conducteurs de chars », l’élément redo- étant le celtique rēd. La ville est attestée comme Civitas Riedonum dès 135 (sur la stèle de Titus Flavius Postuminus), puis Civitas Redonum au IVe siècle.
La cité aurait été construite ex nihilo au cours de la période romaine, répondant à l’organisation administrative des territoires conquis par Rome. Durant la Pax Romana, chef-lieu des Riedones et garnison militaire, la ville se développe jusqu’à occuper un territoire de 80 à 100 hectares. Vers le IIIe siècle, des remparts sont érigés pour protéger la ville dans une emprise réduite à 8 hectares. En août 851, Erispoë, fils de Nominoë, inflige une défaite à Charles le Chauve à la bataille de Jengland; le traité d’Angers reconnaît Erispoë comme roi de Bretagne, et Rennes passe du statut de ville franque mineure à celui de l’une des principales villes du nouveau royaume. En 1064, le duc de Normandie Guillaume mène une expédition contre la Bretagne, illustrée par les scènes 18 à 20 de la tapisserie de Bayeux. Au XVe siècle, Rennes consolide l’enceinte gallo-romaine et fut le refuge d’Anne de Bretagne, héritière du duc, qui y fut couronnée.
Patrimoine religieux à Rennes
Le patrimoine religieux rennais est riche. La cathédrale Saint-Pierre, l’une des neuf cathédrales historiques de Bretagne, est de style classique en façade et néoclassique à l’intérieur; elle est le siège de l’archevêché de Rennes. Toujours en centre-ville, la basilique Saint-Sauveur célèbre Notre-Dame des Miracles et Vertus, protectrice de la ville. La place Sainte-Anne abrite l’ancien couvent des Jacobins. L’ancienne chapelle gothique de l’hôpital Saint-Yves, rue Saint-Yves, accueille aujourd’hui l’office de tourisme et un musée sur l’évolution de la ville.
Située sur le point culminant de Rennes, la pro-cathédrale Notre-Dame-en-Saint-Melaine fut utilisée comme siège provisoire de l’évêché. Ancienne église abbatiale, elle conserve ses bâtiments annexes, son cloître et son jardin des moines (l’actuel parc du Thabor). La tour et le transept de l’ancienne abbaye bénédictine de Saint-Melaine remontent au XIe siècle; elle possède des arcades gothiques et un clocher coiffé d’une Vierge dorée. Dans la ville-neuve, l’église Saint-Germain, ancienne paroisse des marchands-merciers puis des parlementaires, est le dernier édifice majeur de style gothique flamboyant (XVe-XVIe siècles). L’église Sainte-Thérèse, de style Art déco, fut construite entre 1932 et 1936 par Hyacinthe Perrin, ornée de mosaïques d’Isidore Odorico. Les églises Saint-Étienne, Saint-Hélier, la basilique Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, l’église Sainte-Jeanne-d’Arc, la chapelle des Carmes, l’église Toussaints, l’église Saint-Martin, la chapelle Saint-François, l’église des Sacrés-Cœurs, le couvent des Calvairiennes de Saint-Cyr et la croix de la Mission complètent l’ensemble. L’église Marcel Callo, l’église Saint-Luc, l’église Saint-Benoît, l’église Saint-Clément et la chapelle de la Sainte-Famille structurent le maillage paroissial actuel.