Notre-Dame-en-Saint-Melaine
Notre-Dame-en-Saint-Melaine
Messe(s) du week-end
Samedi : 18h00 (Messe Pop Louange avec Saint-Melaine On Saturday)
Dimanche : 10h30
Dimanche : 10h30
Dimanche : 18h00
Dimanche : 18h00
Messes à proximité
Présentation de l'église
Située dans le prolongement de la rue Saint-Melaine, à l’extrémité nord-est du centre médiéval rennais et bordée au sud par le parc du Thabor, l’église Notre-Dame-en-Saint-Melaine conjugue plusieurs vies successives : abbatiale bénédictine du haut Moyen Âge à la Révolution, procathédrale du diocèse de Rennes de 1803 à 1844, puis aujourd’hui église paroissiale active rattachée à l’archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo.
Le sanctuaire est dédié à saint Melaine, considéré traditionnellement comme le premier évêque de Rennes, qui mourut au VIe siècle et fut enterré sur la colline du Champ du Repos. Autour de sa tombe se développa l’abbaye Saint-Melaine, l’une des plus anciennes fondations monastiques bretonnes, dont l’influence spirituelle rayonna sur l’ensemble de la Haute-Bretagne pendant tout le Moyen Âge. L’abbatiale actuelle, édifiée à partir du XIe siècle sur l’emplacement de constructions antérieures, fut profondément remaniée au XVIIe siècle sous l’impulsion des Mauristes, réformateurs bénédictins qui transformèrent de nombreuses abbayes françaises.
L’architecture actuelle résulte pour l’essentiel de cette campagne mauriste : parti classique aux lignes sobres, nef unique, transept peu saillant, chœur arrondi, façade à fronton triangulaire dans le goût du XVIIe siècle. À l’intérieur subsistent toutefois des éléments médiévaux, notamment le transept roman et les substructures du chœur, qui attestent la continuité du site depuis l’époque bénédictine. Le cloître adjacent, également remanié au XVIIe siècle, abrite aujourd’hui les services de l’archevêché.
Le destin cathédral de l’édifice tient à un épisode révolutionnaire. Entre 1803 et 1844, la cathédrale Saint-Pierre de Rennes, volontairement démolie à la fin du XVIIIe siècle par l’évêque Bareau de Girac puis non reconstruite en raison des troubles révolutionnaires et du Concordat, n’était plus utilisable comme cathédrale ni comme sanctuaire diocésain. Étienne Célestin Enoch, évêque de Rennes à l’époque concordataire, décida d’installer provisoirement le siège du diocèse dans l’abbatiale Notre-Dame-en-Saint-Melaine, qui devint ainsi pro-cathédrale — c’est-à-dire cathédrale provisoire — pendant plus de quatre décennies, jusqu’à l’achèvement de la nouvelle cathédrale Saint-Pierre en 1844.
De cette longue période datent plusieurs aménagements liturgiques adaptés à la fonction cathédrale : siège épiscopal central, stalles reconstituées, chœur réorganisé. Lors du retour du siège à Saint-Pierre, l’église reprit sa vocation paroissiale, qu’elle n’a plus quittée depuis.
Classée au titre des monuments historiques, Notre-Dame-en-Saint-Melaine est rattachée à l’archidiocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo. Paroisse active en plein centre rennais, elle accueille les messes dominicales, la catéchèse et les grandes célébrations liturgiques, ainsi que les offices associés à la mémoire de saint Melaine, patron de la ville. Le cloître attenant est ouvert aux visiteurs et abrite parfois des expositions d’art religieux contemporain.