Saint-Malo
Histoire de Saint-Malo
Appelée Insula Aaronis dans les premières sources, la cité malouine doit son nom à Malo (Maclou), moine gallois venu de Bretagne insulaire qui s’installe sur ce rocher cerné par les marées vers 541 et y fonde une communauté chrétienne dont il devient le premier évêque. Durant les guerres de religion, les habitants refusèrent de se soumettre à la Ligue comme au futur Henri IV et se gouvernèrent eux-mêmes de 1590 à 1594, épisode connu sous le nom de République de Saint-Malo. La cité devint ensuite une base de la course maritime: Jacques Cartier en était originaire et en repartit en 1534 vers le Canada; Duguay-Trouin et Robert Surcouf y naquirent et y firent fortune. Chateaubriand, né à Saint-Malo en 1768, y revint mourir et fit enterrer sa dépouille sur l’îlot du Grand Bé, face aux remparts qu’il aimait parcourir. En août 1944, les bombardements qui accompagnèrent la Libération détruisirent près de 80 % de la cité close; la reconstruction, conduite dans les années 1950-1960, reconstitua fidèlement les façades de granit et le tracé des rues, effaçant les traces du désastre derrière une continuité visuelle soigneusement reconstruite.
Toponymie de Saint-Malo
Le nom de la ville dérive directement du prénom latin Maclutus, passé en breton sous la forme Malo ou Maclou, porté par l’évêque fondateur du VIe siècle. Les textes médiévaux mentionnent Sanctus Machutus avant que la forme française Saint-Malo ne s’impose. Le rocher primitif s’appelait Aaron, nom qui disparut au profit de celui du saint qui s’y établit.
Patrimoine religieux à Saint-Malo
La cathédrale Saint-Vincent occupe le cœur de la cité close depuis le XIIe siècle, édifiée sur l’emplacement de la première cathédrale fondée par saint Malo. Agrandie aux XIVe et XVIIe siècles, elle fut gravement endommagée en 1944 et restaurée avec ses vitraux contemporains signés Jean Le Moal, qui baignent la nef de teintes bleues et rouges. La cathédrale conserve la dalle funéraire de Jacques Cartier dans le bas-côté nord.