Toulon
Histoire de Toulon
Toulon, préfecture du Var (Provence-Alpes-Côte d’Azur, 180 452 habitants), porte un nom attesté dès la fin du IIIe siècle ou le milieu du IVe siècle dans l’Itinéraire d’Antonin sous l’appellation Telo Martius. Toulon est un hydronyme: Telo est le nom d’une divinité indigène des eaux. La formation du nom avec Martius est analogue à celle de Narbo Martius, port antique de Narbonne, dans laquelle Martius fait référence à Mars. Le dieu gaulois Telo, qui donne son nom d’origine à Toulon, est celui des sources jaillissantes — possiblement en raison des nombreuses sources au pied des Monts toulonnais, seul endroit de toute une région largement dépourvue de ressources en eau potable. Le nom de Toulon est donc issu du gaulois *Telon, « source, rivière »; il est passé de Telo à Tolo dès le VIIIe siècle.
Avant la colonisation romaine, Toulon abritait un mouillage des navires grecs croisant entre Massalia et Olbia, et une pêcherie de murex. Ligures, Celtes, Grecs et Phéniciens s’y croisèrent. À partir de 181 av. J.-C., Marseille fait appel aux armées de Rome, qui annexe la région en 120 av. J.-C. Sous Rome, Telo devient Telo Martius et l’une des deux teintureries impériales de Gaule pour la pourpre, grâce à l’exploitation des murex et des cochenilles du chêne kermès. Au Moyen Âge, Toulon, point de relâche, s’efforce de protéger ce site exceptionnel, fréquemment pillé par les pirates sarrasins (notamment en 1178 et 1197). Toulon fait partie de l’Union d’Aix (1382-1387) avant de prêter hommage le 17 mars 1388 à Marie de Blois. Après l’association de la Provence à la France en 1486, Toulon devient un lieu de construction navale (sous Charles VIII) et sa rade abrite les flottes militaires.
Patrimoine religieux à Toulon
Vauban fortifie la ville de Toulon, qui reçoit l’escadre méditerranéenne de Louis XIV. Toulon est avec Brest le seul port capable d’accueillir des grands vaisseaux de guerre aux XVIIe et XVIIIe siècles. La porte du séminaire jésuite est aujourd’hui visible sur le pavillon est de la Corderie de l’Arsenal de Vauban (XVIIe siècle), formant la partie nord de l’enceinte de l’Arsenal. La Tour royale (1514), ancienne forteresse de défense de la rade puis prison jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, jalonne aussi le paysage défensif, avec les forts Lamalgue, Saint-Antoine, Saint-Louis, et Faron.
Le tissu paroissial est dense et bien structuré. La cathédrale Notre-Dame-de-la-Seds est l’édifice central de Toulon-Centre. L’église Saint-Louis (cathédrale Toulon-Centre) et la chapelle Saint-Louis complètent ce pôle. À ces édifices se rattache un large maillage: église de l’Immaculée Conception (paroisse Toulon la Loubière), église Saint-Antoine de Padoue (Toulon-Claret), église Saint-Cyprien (Toulon Saint-Jean du Var), église Saint-François-de-Paule (Toulon Saint-François-de-Paule), église Saint-Georges, église Saint-Joseph (Toulon Pont du Las), église Saint-Michel (Toulon la Beaucaire), église Saint-Pie X (Toulon Saint-Pie X), église Saint-Vincent-de-Paul (Montéty), église Sainte-Jeanne-d’Arc (Toulon Beaulieu), église Sainte-Thérèse (Toulon Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus, Pont de Suve), chapelle de la Transfiguration (Montéty), chapelle Sainte-Marguerite et chapelle EHPAD Notre-Dame de la Paix (Toulon Beaulieu). À Mourillon, l’église Saint-Flavien et l’église Saint-Jean-Bosco prolongent ce dispositif jusque sur les hauteurs maritimes.