Basilique Notre-Dame-des-Victoires
Basilique Notre-Dame-des-Victoires
Messe(s) du week-end
Dimanche : 11h00
Dimanche : 18h00
Messes à proximité
Présentation de l'église
Dernière trace subsistante du couvent des Augustins déchaussés, dits Petits-Pères, la basilique Notre-Dame-des-Victoires occupe depuis le XVIIe siècle une place discrète du 2e arrondissement de Paris, dont elle constitue l’un des plus importants lieux de dévotion mariale. La construction, commencée en 1629 sous le patronage de Louis XIII, s’étend jusqu’en 1740 et couvre ainsi trois générations d’architectes parisiens, entre classicisme et baroque tardif.
Le plan retenu, caractéristique des grands ordres réformés du XVIIe siècle, associe une nef unique voûtée en berceau à chapelles latérales communicantes, un transept peu saillant et un chœur relativement étroit éclairé par des baies hautes. La façade, dessinée dans le dernier quart du XVIIe siècle, combine un ordre corinthien colossal à un fronton triangulaire et à des volutes latérales dans le goût de l’architecture jésuite romaine, diffusé en France par les chantiers conventuels de la Contre-Réforme.
Le vocable de Notre-Dame-des-Victoires lui vient du vœu royal par lequel Louis XIII, après la prise de La Rochelle en 1628, dédia le futur sanctuaire à la Vierge en reconnaissance des victoires remportées sur les protestants. À ce vocable s’est ajoutée, au XIXe siècle, la dévotion à Notre-Dame des Victoires refuge des malades et des pécheurs, diffusée par le curé Charles-Éléonor Dufriche-Desgenettes, dont la prédication attira des foules et donna naissance en 1836 à l’Archiconfrérie du Très Saint et Immaculé Cœur de Marie, encore active aujourd’hui. Les murs de la nef et des chapelles conservent plus de trente-sept mille ex-voto, plaques de marbre et plaques gravées qui retracent deux siècles de grâces demandées ou obtenues, composant une archive collective de la dévotion populaire parisienne.
L’intérieur, revêtu d’un décor de stucs et de dorures au XVIIIe siècle, conserve un ensemble peint consacré à la vie de saint Augustin, exécuté par Carle Van Loo dans les années 1740. Les sept grandes toiles — de la conversion au baptême et à la mort du saint — forment l’un des plus vastes ensembles peints de l’église parisienne, attaché à l’histoire d’un ordre qui disparaîtra à la Révolution. Le tombeau de Jean-Baptiste Lully, maître de musique du roi, inhumé dans l’église en 1687, ajoute au lieu une dimension musicale : les orgues, plusieurs fois reconstruites, y sont régulièrement sollicitées pour les offices et les concerts.
Élevée au rang de basilique mineure le 23 février 1927, l’église est l’une des cinq basiliques de Paris. Classée au titre des monuments historiques depuis le 12 mai 1972, elle appartient à l’archidiocèse de Paris. Paroisse active du quartier des affaires, Notre-Dame-des-Victoires accueille quotidiennement des messes et des temps d’adoration, ainsi que les grandes fêtes mariales — Immaculée Conception, Visitation, Assomption — qui maintiennent intacte la tradition votive fondatrice du lieu.