Cathédrale Notre-Dame de Reims

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Cathédrale Notre-Dame de Reims

Place du Cardinal Luçon - 51100 Reims

Messe(s) du week-end

Samedi : 08h00
Dimanche : 09h00
Dimanche : 09h00
Dimanche : 11h00
Dimanche : 11h00

Messes à proximité

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Parvis Chanoine Warnier - 51100 Reims

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27 rue Pontgivart - 51100 Reims

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Église Sainte Clotilde

place Sainte-Clotilde - 51100 Reims

Église Eglise Saint Jacques

12 rue Max Dormoy - 51100 Reims

Église Saint Jean Baptiste De La Salle

184, avenue Jean Jaurès - 51100 Reims

Présentation de la cathédrale

C’est ici que la France des rois est née. Depuis le baptême de Clovis vers 498 jusqu’au sacre de Charles X en 1825, la cathédrale de Reims a vu défiler trente-trois souverains venus ceindre la couronne. Rescapée des bombardements de 1914-1918, elle porte encore les cicatrices de l’histoire sur ses pierres noircies et ses sculptures mutilées.

Histoire

En 498 (la date fait débat parmi les historiens), l’évêque saint Rémi baptise Clovis, roi des Francs, dans une église qui s’élevait déjà à cet emplacement. Ce geste fondateur lie pour des siècles la ville de Reims au destin de la monarchie française. Une cathédrale carolingienne, puis romane, se succèdent sur le site avant qu’un incendie ne ravage l’édifice en 1210.

Dès 1211, l’archevêque Aubry de Humbert lance la construction d’une nouvelle cathédrale gothique. Quatre architectes se relaient au fil du siècle : Jean d’Orbais conçoit le chevet, Jean-le-Loup poursuit la nef, Gaucher de Reims sculpte les portails et Bernard de Soissons achève la façade occidentale. L’essentiel est terminé vers 1275, mais les travaux d’embellissement se prolongent jusqu’au début du XVIe siècle.

La Grande Guerre inflige à la cathédrale des dommages considérables. Le 19 septembre 1914, un bombardement allemand provoque l’incendie de la charpente médiévale. Le plomb fondu des toitures coule sur les sculptures. Les travaux de restauration, financés en partie par les Rockefeller, durent jusqu’en 1938. En 1962, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer y célèbrent ensemble la réconciliation franco-allemande, transformant ce symbole de guerre en symbole de paix.

Architecture et trésors

La cathédrale de Reims mesure 149 mètres de longueur et ses voûtes s’élèvent à 38 mètres, parmi les plus hautes de France. La façade occidentale déploie un programme sculpté qui rassemble plus de 2 300 statues à l’extérieur de l’édifice, un record pour une cathédrale gothique.

La vedette incontestée de cette statuaire est l’Ange au sourire, sculpté au XIIIe siècle sur le portail nord de la façade. Son expression à la fois douce et malicieuse, miraculeusement préservée malgré les obus, est devenue l’emblème de la ville et du sourire champenois.

À l’intérieur, les vitraux racontent plusieurs époques. Les grandes verrières du XIIIe siècle côtoient les créations de Marc Chagall (1974) dans la chapelle axiale, où des bleus intenses évoquent Abraham, le sacrifice d’Isaac et la vie du Christ. Plus récemment, l’artiste allemand Imi Knoebel a conçu en 2011 six vitraux abstraits aux couleurs vives, geste symbolique puisque l’artiste est originaire du pays qui avait bombardé l’édifice.

Visiter la cathédrale de Reims

La cathédrale est ouverte tous les jours et l’entrée est gratuite. Les visites des tours, organisées par le Centre des monuments nationaux, permettent de découvrir la charpente en béton armé qui a remplacé la « forêt » médiévale après 1918, ainsi qu’un panorama sur la ville et les vignobles de Champagne.

Le palais du Tau, ancien palais archiépiscopal attenant à la cathédrale, expose le trésor du sacre, dont le calice de saint Rémi et le talisman dit de Charlemagne. La ville de Reims invite à compléter la visite par la basilique Saint-Remi, elle aussi classée au patrimoine mondial.

Le saviez-vous ?

Lors du sacre, le roi de France était oint avec le saint chrême contenu dans la Sainte Ampoule, une fiole que la tradition faisait remonter au baptême de Clovis. Cette ampoule fut brisée publiquement pendant la Révolution en 1793, mais des fragments furent secrètement récupérés par un fidèle et servirent encore pour le sacre de Charles X en 1825.

L’Ange au sourire fut décapité par un obus le 19 septembre 1914. Sa tête, retrouvée en morceaux dans les gravats, fut patiemment recollée et remise en place après la guerre. Des moulages réalisés avant le conflit avaient heureusement permis de conserver la mémoire exacte de son expression.

Jeanne d’Arc assista au sacre de Charles VII à Reims le 17 juillet 1429, debout près de l’autel avec son étendard. Interrogée plus tard sur la raison de cette présence au premier rang, elle répondit simplement : « Il avait été à la peine, c’était bien raison qu’il fût à l’honneur. »

Informations Clés

Type d'édifice

Cathédrale

Paroisse

Paroisse Notre-Dame - Saint-Jacques

Diocèse

Diocèse de Reims