Cathédrale Saint-Étienne de Metz
Cathédrale Saint-Étienne de Metz
Messe(s) du week-end
Dimanche : 08h00
Dimanche : 10h00 (Messe solennelle)
Dimanche : 10h00 (Messe solennelle)
Dimanche : 11h30
Dimanche : 11h30
Messes à proximité
Présentation de la cathédrale
On la surnomme la Lanterne du Bon Dieu, et ce n’est pas un hasard. Avec 6 500 m² de vitraux, la cathédrale Saint-Étienne de Metz possède la plus grande surface vitrée de toutes les cathédrales de France. Du XIIIe siècle aux créations de Marc Chagall, sept siècles de lumière colorée se côtoient dans ses murs.
Histoire
Metz est un siège épiscopal depuis le IVe siècle, et la cathédrale actuelle résulte de la fusion de deux édifices voisins. Au début du XIIIe siècle, la collégiale Notre-Dame-la-Ronde et la cathédrale Saint-Étienne coexistent côte à côté. La décision est prise de les réunir en un seul monument gothique. Les travaux débutent vers 1220 par la nef et se poursuivent jusqu’au milieu du XVIe siècle.
Le chantier bénéficie de la prospérité de Metz, alors ville libre du Saint-Empire romain germanique. Les bourgeois et les corporations financent largement la construction. Le chœur est achevé vers 1380, le transept vers 1500. Le portail de la Vierge, sur la façade nord, est sculpté dans les années 1240 dans un style qui rappelle les grandes réalisations de Reims et d’Amiens.
En 1552, Henri II rattache Metz à la France. La cathédrale, monument impérial, devient française. L’annexion allemande de 1871 à 1918 laisse des traces : l’empereur Guillaume II fait remplacer un portail médiéval par un portail néo-gothique à son effigie. Après 1918, le portail est modifié pour effacer ces ajouts germaniques, non sans quelques dommages collatéraux.
Architecture et trésors
La nef culmine à 41,77 mètres sous voûte, ce qui fait de Saint-Étienne l’une des cathédrales gothiques les plus hautes de France, juste après Beauvais (48 m) et Amiens (42,30 m). Cette hauteur, combinée à la minceur des piliers et à l’immensité des fenêtres, donne une impression d’élévation vertigineuse.
Mais ce sont les vitraux qui font la gloire de Metz. La surface vitrée totale atteint environ 6 500 m², un record national. Les verrières du XIIIe siècle, dans le chœur et la nef, déploient des bleus profonds et des rouges intenses. La grande verrière occidentale, haute de 23 mètres, est l’une des plus grandes baies gothiques d’Europe.
Au XXe siècle, la cathédrale s’enrichit de vitraux contemporains signés Marc Chagall. Installées entre 1958 et 1968 dans le déambulatoire et le transept nord, ses verrières illustrent des scènes de l’Ancien Testament — le sacrifice d’Abraham, le buisson ardent, le paradis terrestre — dans une palette de bleus, de verts et de jaunes qui dialogue avec les verrières médiévales. Jacques Villon, Roger Bissière et Gaudin ont également contribué à cet ensemble unique qui fait cohabiter art médiéval et art moderne.
Visiter la cathédrale Saint-Étienne
La cathédrale domine le centre de Metz, sur une éminence qui la rend visible de loin. Elle est ouverte tous les jours, avec un accès libre. La crypte et le trésor se visitent moyennant un droit d’entrée modeste.
Pour apprécier pleinement les vitraux, venez à différentes heures de la journée. Le matin, la lumière traverse les verrières orientales du chœur. L’après-midi, c’est la grande verrière occidentale et les vitraux de Chagall dans le transept nord qui prennent vie. Les marchés de Noël de Metz, en décembre, offrent un cadre féerique pour découvrir la cathédrale illuminée.
Le saviez-vous ?
La surface vitrée de la cathédrale de Metz équivaut à peu près à un terrain de football. Cette proportion de verre — sans équivalent en France — par rapport à la pierre a valu à l’édifice son surnom de Lanterne du Bon Dieu, attesté dès le XVIIIe siècle.
Quand Marc Chagall a visité la cathédrale pour la première fois en 1958, il aurait déclaré que la lumière y était si belle qu’il n’avait qu’à tendre la main pour la capter. Il avait alors 71 ans et a travaillé sur les vitraux messins pendant une décennie.
Le portail imposé par Guillaume II en 1903 le représentait en prophète Daniel. Après la victoire de 1918, les Français ont remplacé la tête de l’empereur par celle d’un prophète anonyme, mais la silhouette impériale reste reconnaissable pour qui sait regarder.