Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Chapelle Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

140 rue du Bac - 75007 Paris

Messe(s) du week-end

Samedi : 17h00
Samedi : 17h00
Dimanche : 08h00
Dimanche : 08h00
Dimanche : 10h00
Dimanche : 10h00
Dimanche : 11h30
Dimanche : 11h30

Messes à proximité

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33 rue de Sèvres - 75006 Paris

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70 rue de Vaugirard - 75006 Paris

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12 place du Président-Mithouard - 75007 Paris

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Place Saint-Thomas d'Aquin - 75007 Paris

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91 boulevard du Montparnasse - 75006 Paris

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Présentation de la chapelle

Au 140 rue du Bac, dans le 7e arrondissement de Paris, la chapelle Notre-Dame-de-la-Médaille-Miraculeuse occupe une cour discrète qui cache l’un des sanctuaires les plus fréquentés de France. Avec deux millions de visiteurs par an, elle figure parmi les dix lieux culturels les plus visités de la capitale — distinction rare pour une chapelle conventuelle à vocation strictement religieuse, maintenue à l’écart des circuits touristiques classiques.

L’édifice est à l’origine la chapelle privée du couvent des Filles de la Charité, fondé au XVIIe siècle par saint Vincent de Paul et sainte Louise de Marillac. Construite en 1815 lors du rétablissement de la communauté sur ce lieu après les confiscations révolutionnaires, elle présente alors un caractère intime, réservé aux religieuses de la Maison-Mère et aux séminaristes lazaristes voisins. L’architecture, sobre et classique, reprend les codes des chapelles conventuelles parisiennes du début du XIXe siècle : nef unique voûtée en berceau, chœur rehaussé, ornementation mesurée dans le style Restauration.

Le basculement survient en 1830 avec les apparitions mariales à Catherine Labouré, jeune sœur novice entrée dans la communauté quelques mois plus tôt. Dans la nuit du 18 au 19 juillet, puis le 27 novembre, la Vierge lui apparaît dans la chapelle et lui demande de faire frapper une médaille portant l’invocation « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». La médaille est frappée en 1832 à l’initiative de l’archevêque de Paris Hyacinthe-Louis de Quélen. Diffusée dès 1834, elle connaît un succès foudroyant, nourri par les grâces et les guérisons attribuées à son port, et prend rapidement le nom populaire de « médaille miraculeuse ».

La chapelle est progressivement agrandie et ouverte au public au milieu du XIXe siècle pour accueillir les foules croissantes de fidèles venus s’agenouiller à l’endroit des apparitions. Le marquage précis des emplacements — le fauteuil de la Vierge, le sol foulé par la jeune voyante — est conservé jusqu’à nos jours. L’autel majeur, au-dessus duquel est placée une grande statue de la Vierge dans la posture décrite par Catherine Labouré, reste le point focal de la dévotion.

La chapelle conserve trois reliques majeures : le corps incorrompu de sainte Catherine Labouré, la voyante canonisée en 1947 par Pie XII et déposée sous un autel latéral ; le corps de sainte Louise de Marillac, co-fondatrice de la congrégation ; et le cœur embaumé de saint Vincent de Paul, exposé dans un reliquaire de verre. Cette concentration de reliques saintes rattachées à une même communauté religieuse est rare dans un même sanctuaire parisien.

Rattachée à l’archidiocèse de Paris et à la Compagnie des Filles de la Charité, la chapelle accueille chaque jour plusieurs messes, des temps d’adoration eucharistique et les célébrations majeures du culte marial, notamment le 27 novembre — jour anniversaire de l’apparition centrale.

Informations Clés

Type d'édifice

Chapelle

Paroisse

Filles de la Charité

Diocèse

Saint-François-Xavier