Église Notre-Dame des Champs
Église Notre-Dame des Champs
Messe(s) du week-end
Dimanche : 09h30
Dimanche : 11h00
Dimanche : 17h30
Dimanche : 19h30
Messes à proximité
Présentation de l'église
L’église Notre-Dame-des-Champs, située au 91 boulevard du Montparnasse dans le 6e arrondissement de Paris, donne son nom au quartier administratif Notre-Dame-des-Champs — vingt-troisième quartier administratif de la capitale — dans la partie sud duquel elle est implantée. Édifice néo-roman de la seconde moitié du XIXe siècle, elle s’inscrit dans la grande campagne de construction d’églises nouvelles qui accompagna les transformations haussmanniennes du Paris impérial et républicain.
L’édifice appartient à la Ville de Paris, propriétaire au titre des édifices cultuels parisiens antérieurs à la loi de 1905. Il est affecté au culte catholique dans le cadre statutaire de la loi du 9 décembre 1905 de séparation des Églises et de l’État, et de la législation qui s’en est suivie. Ce régime particulier — propriété municipale et affectation cultuelle gratuite — caractérise l’ensemble des églises parisiennes construites avant 1905 et explique les responsabilités partagées entre la Ville et le clergé pour l’entretien et les travaux de restauration.
Le vocable de Notre-Dame-des-Champs — qui désigne la Vierge protectrice des campagnes et des moissons — remonte à un sanctuaire beaucoup plus ancien, attesté dès le VIIe siècle dans les textes mérovingiens. La tradition situe sur le site une première chapelle fondée par saint Éloi, évêque de Noyon et orfèvre royal sous Dagobert Ier. Plusieurs édifices successifs se sont élevés à cet emplacement au fil des siècles, tous dédiés à la Vierge sous le vocable des Champs — toponymie qui rappelle le caractère rural de la rive gauche parisienne médiévale, couverte de cultures maraîchères et de vignes jusqu’à l’époque classique.
L’édifice actuel, commencé en 1867 et achevé en 1876 sur les plans de Léon Ginain, architecte parisien actif sous le Second Empire et la Troisième République, adopta un parti néo-roman inspiré des grandes basiliques lombardes et italiennes. Le plan associe une nef à trois vaisseaux séparés par des colonnades alternant piles et colonnes, un transept peu saillant et un chœur à abside semi-circulaire. L’élévation intérieure, en brique apparente et pierre de taille, combine des arcades en plein cintre, des colonnes à chapiteaux composites et une charpente apparente qui couronne la nef centrale.
La façade occidentale, dominée par un clocher-porche central flanqué de deux tourelles symétriques, présente les caractéristiques du néo-roman parisien : arcatures lombardes, baies géminées, frises en dents d’engrenage, appareil polychrome en pierre et brique. Cette esthétique, volontairement distincte du néogothique alors dominant à Paris, manifestait l’originalité stylistique du quartier Montparnasse et la volonté du clergé de s’inscrire dans la tradition des premiers sanctuaires chrétiens plutôt que dans le modèle cathédraliste médiéval.
L’intérieur conserve un mobilier liturgique cohérent avec le parti architectural : maître-autel, stalles sculptées, chaire à prêcher, chapelles latérales décorées. Les vitraux, posés progressivement entre 1876 et 1900, représentent les scènes mariales traditionnelles et les saints patrons de la paroisse. Le grand orgue, régulièrement restauré, contribue à la vie musicale de l’édifice.
Rattachée à l’archidiocèse de Paris, Notre-Dame-des-Champs est une paroisse active du Montparnasse. Elle accueille les messes dominicales, les grandes célébrations liturgiques et les fêtes mariales majeures — notamment le 15 août et le 8 septembre — qui rappellent le vocable marial fondateur du sanctuaire perpétué depuis quatorze siècles.