Église Sainte-Odile

Liturgie & Célébrations quotidiennes

Église Sainte-Odile

2 avenue Stéphane-Mallarmé - 75017 Paris

Messe(s) du week-end

Samedi : 18h00 (église)
Dimanche : 09h30 (église)
Dimanche : 10h00 (crypte)
Dimanche : 11h15 (église)
Dimanche : 17h45 (église)
Dimanche : 19h00 (église)

Messes à proximité

Église Saint-Justin

Place d'Estienne d'Orves - 92300 Levallois-perret

Église Saint-François-de-Sales (nouvelle église)

17 rue Ampère - 75017 Paris

Église Saint-François-de-Sales (ancienne église)

6 rue Brémontier - 75017 Paris

Chapelle de la compassion

Place du Général-Koenig - 75017 Paris

Église Saint-Ferdinand des Ternes

27 rue d'Armaillé - 75017 Paris

Chapelle Notre-Dame de la Confiance

164 rue de Saussure, esc. 9 - 75017 Paris

Présentation de l'église

L’église Sainte-Odile est une église catholique située dans le 17e arrondissement de Paris, au 2 avenue Stéphane-Mallarmé, près de la Porte de Champerret. Elle est desservie par la station de métro qui porte son nom — Porte de Champerret — et constitue l’un des repères visuels majeurs du quartier. Son curé actuel est Stéphane Biaggi. L’église en totalité et la façade sur rue du presbytère sont inscrites au titre des monuments historiques depuis le 14 mai 2001.

La dédicace à sainte Odile — patronne de l’Alsace, abbesse fondatrice du monastère du Mont Sainte-Odile au VIIe siècle dans les Vosges alsaciennes — inscrit l’édifice dans une tradition hagiographique régionale précise. Le choix du vocable, rare dans le paysage religieux parisien, reflète vraisemblablement l’importance de la communauté alsacienne dans le 17e arrondissement au moment de la construction de l’édifice, immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, à une époque où de nombreuses familles alsaciennes-lorraines avaient migré vers la capitale.

Sainte Odile (vers 660-vers 720) est l’une des grandes figures spirituelles médiévales de l’est de la France. Fille du duc d’Alsace Adalric, elle fonda selon la tradition le monastère de Hohenburg sur le Mont Sainte-Odile — site naturel exceptionnel qui domine la plaine d’Alsace et constitue aujourd’hui l’un des grands pèlerinages de la région. Née aveugle et miraculeusement guérie par son baptême selon les hagiographies, elle devint patronne des aveugles et protectrice de l’Alsace tout entière. Proclamée sainte patronne de l’Alsace par Pie XII en 1946 — année même de la construction de l’église parisienne —, elle connaît un renouveau dévotionnel majeur après la Seconde Guerre mondiale.

L’édifice a été construit entre 1938 et 1946, sous la direction de l’architecte Jacques Barge qui adopta un parti résolument néo-byzantin — choix stylistique original dans le paysage religieux parisien alors dominé par le néogothique ou les orientations modernistes. Le parti néo-byzantin, caractérisé par l’emploi de coupoles, de mosaïques, de briques polychromes et de plans centrés, prolonge en plein XXe siècle la tradition des grandes basiliques orientales de Ravenne, de Constantinople et de Venise.

Le plan associe un vaisseau central couronné d’une grande coupole — élément architectural emblématique de l’édifice —, des chapelles latérales disposées en croix grecque et un chœur à abside semi-circulaire. Cette disposition centrée, rare à Paris, produit un volume intérieur puissant et unifié où la lumière zénithale tombe verticalement sur l’autel central. Le campanile qui domine l’ensemble, avec ses soixante-douze mètres de hauteur, constitue l’un des plus hauts clochers parisiens et sert de repère visuel dans tout le nord-ouest de la capitale.

L’intérieur déploie un programme décoratif somptueux. Les mosaïques qui tapissent les coupoles et les parois du chœur, exécutées par Jacques Le Chevallier, Pauline Peugniez et d’autres artistes de l’entre-deux-guerres, représentent la vie de sainte Odile, les saints patrons alsaciens, les grandes scènes évangéliques et des compositions allégoriques mariales. Le pavement, les vitraux, les autels latéraux et le mobilier liturgique complètent cette ornementation d’inspiration byzantine.

Le chantier débuté en 1938 fut interrompu par la guerre et l’Occupation. Les travaux reprirent à la Libération et l’édifice fut consacré en 1946 — année symbolique qui coïncida avec la proclamation de sainte Odile comme patronne de l’Alsace. Cette synchronicité renforça la dimension mémorielle du sanctuaire, dédié à la fois à la sainte alsacienne et à la libération de la France.

L’inscription au titre des monuments historiques de l’ensemble — église et façade du presbytère — date du 14 mai 2001 et témoigne de la reconnaissance progressive du patrimoine religieux du XXe siècle. Rattachée à l’archidiocèse de Paris, Sainte-Odile accueille les messes dominicales, la catéchèse, les grandes célébrations liturgiques et la fête patronale du 13 décembre — jour de sainte Odile — particulièrement suivie par la communauté alsacienne parisienne.

Informations Clés

Saint Patron

Type d'édifice

Église paroissiale

Paroisse

Sainte-Odile

Diocèse

Paris

Construction

1946