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Six-Fours-les-Plages

Var · Provence-Alpes-Côte d'Azur

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Six-Fours-les-Plages

Vers -550, les Grecs qui avaient fondé Marseille (Massalia) établirent sur la colline dominant le Brusc actuel le comptoir de Tauroention, mentionné par Ptolémée et Strabon. Menacés par les Ligures de l'intérieur, ils consolidèrent leur position au moyen de six postes fortifiés, chacun signalé par un feu, d'où le nom de Six-Fours (du latin furni, « fours »). Au Moyen Âge, la ville se nommait Six Fors et était séparée au nord de la communauté d'Ollioules par la rivière la Reppe. Les populations avoisinantes se réfugiaient dans la place fortifiée au sommet de la colline lors des invasions venant du Nord ou des Sarrasins venant de la mer.

Marseille s'étant alliée à Pompée durant la première guerre civile, César en fit le siège et la prit en -49 ; en représailles, la citadelle de Tauroentium fut détruite. À partir de 771, la Provence est incluse dans le Saint-Empire romain germanique, et restera liée jusqu'au XIVe siècle. Lors de la crise de succession du comté de Provence, la communauté de Six-Fours soutient les Duras jusqu'en 1386, puis rejoint les Angevins grâce aux négociations de Marie de Blois.

Toponymie de Six-Fours-les-Plages

Le nom signifierait « six forts ou postes fortifiés », venant du latin Sex Fortis ou Sex Furni. En provençal, la commune se dénomme Sièis Four selon la norme mistralienne (Sièis Forns selon la norme classique). Les panneaux mis en place par la commune portent la mention Sièis-Four en Prouvènço.

Patrimoine religieux à Six-Fours-les-Plages

La chapelle Notre-Dame de la Pépiole, composée de pierres roses, jaunes et grises, de deux campaniles et de trois absidioles, date de l'époque mérovingienne, ce qui en fait l'un des bâtiments chrétiens encore debout parmi les plus anciens de France. Elle a été agrandie au XIIe siècle. Ses trois chapelles romanes primitives, indépendantes à l'origine, ont été réorganisées en un unique lieu de culte par le percement de grandes arcades latérales de pierre bleue. À l'intérieur se trouve une statue du XVIIe siècle de Notre-Dame de la Pépiole. Cette petite chapelle rurale dépendait de l'évêché de Toulon avant d'être intégrée au terroir de Six-Fours.

La collégiale Saint-Pierre, jouxtant le fort de Six-Fours, se compose d'un édifice roman originel datant du XIIe siècle, agrandi au début du XVIIe siècle par une construction de style gothique. Cette église appartint longtemps à l'abbaye de Montmajour, puis passa au monastère de Saint-Victor de Marseille. On y trouve une quinzaine de tableaux, parmi lesquels un triptyque, un polyptyque attribué à Louis Bréa et une « descente de croix » de l'école flamande, ainsi que plusieurs statues, dont une statue de la Vierge faussement attribuée à Pierre Puget.

La chapelle Notre-Dame-du-Mai a été bâtie en reconnaissance de gardiens épargnés par la foudre en 1625 dans leur Tour de Garde. Le chœur de la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Garde, qui surplombe le cap Sicié, est situé dans la commune de Six-Fours, le reste de l'édifice étant à La Seyne-sur-Mer. L'église Saint-Pierre du Brusc abrite des vitraux et un chemin de croix réalisés par Françoise Landowski-Caillet, qui a également réalisé le chemin de croix de l'église des Lônes.

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