Orthez
Pyrénées-Atlantiques · Nouvelle-Aquitaine
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Orthez
Orthez, commune des Pyrénées-Atlantiques en Nouvelle-Aquitaine, compte 10 684 habitants. Les plus anciens vestiges de la ville ne remontent pas au-delà du XIe siècle : des églises romanes, l'une dans le bourg Vieux (nommé aussi autrefois Bourg du Pont), l'autre encastrée dans l'église Saint-Pierre. Autour de chacune de ces églises, un groupe de maisons formait deux petits bourgs. Le premier, fortifié, commandait le passage du gave de Pau. Le second, aux mains d'une famille de marchands, avait une vocation commerciale à l'abri de son église.
La ville résulte de la réunion, aux environs de 1260, de ces deux bourgs avec la création d'un conseil municipal. Cette association est symbolisée sur le blason par la présence d'un pont à tour et des clés de Saint-Pierre. L'agglomération initiale a été agrandie du bourg Neuf et du faubourg Saint-Gilles dans les années suivantes. Le Comte Gaston VII Moncade choisit dans les années 1250 d'y construire un nouveau château où il établit sa résidence principale.
Orthez fut la résidence des vicomtes de Béarn. Gaston Fébus y déclare l'indépendance béarnaise en 1347. Bien qu'en 1460 cette résidence ait été transférée à Pau, Orthez reste durant tout l'ancien régime la ville la plus grande et la plus dynamique du Béarn. En 1566, Jeanne d'Albret y a transféré l'académie protestante du Béarn, transformée en université en 1583 par Henri IV.
Toponymie d'Orthez
Le toponyme apparaît sous les formes Ortez et Ortesium (respectivement 1193 et 1194, cartulaire de Sauvelade), Orthesium (1220, cartulaire d'Orthez), Ortess (1270, charte des boucheries), Ortes (1375, contrats de Luntz), Ortais (XIVe siècle, Jean Froissart), Sent-Per d'Ortes (1391, notaires de Navarrenx), Hortes (1578, titres de la chambre des comptes de Pau) et Orthés (fin du XVIIIe siècle, Carte Cassini). Selon Michel Grosclaude, le caractère inhabituel de la prononciation pour la phonétique gasconne indique que le nom pourrait dériver d'un nom de personne d'origine aquitanienne (proto-basque). Son nom béarnais est Ortès.
Patrimoine religieux à Orthez
L'église Saint-Pierre, boulevard des Pommes, date du XIIIe siècle avec l'édification du chœur. Les travaux ne s'achèveront qu'un siècle plus tard avec, entretemps, un changement de style. Parmi ses particularités, on peut citer l'absence de collatéraux et la voûte la plus haute du Béarn. Au XVIe siècle, les protestants la confisquent. En 1865, l'église est restaurée puis agrandie, et un clocher est construit au-dessus du portail d'entrée. Elle abrite une esquisse de Léon Bonnat pour son panneau du Panthéon de Rome — le Martyre de saint Denis — offerte par les Beaux-arts en 1924. Deux statues en bois, l'une représentant sainte Anne, mère de Marie, et l'autre saint Jacques, décorent également l'église.
L'église paroissiale Saint-Barthélémy se trouve rue des Frères Reclus, l'église paroissiale Saint-Martin Chemin de l'École, et l'église paroissiale Sainte-Suzanne rue la Carrière. Le monastère Sainte-Claire d'Orthez, monastère de Clarisses-Colettines, rue Saint-Gilles, fut fondé en 1874 ; il s'agit d'un monastère de moniales contemplatives de spiritualité franciscaine. Le cloître du couvent des cordeliers est le dernier vestige du couvent se trouvant dans l'hôpital d'Orthez : les cordeliers se sont installés à Orthez au XIIIe siècle, et les dominicains ou jacobins s'y sont installés quand l'académie protestante a occupé le couvent des dominicains en 1566. S'ajoutent la chapelle de l'ancien couvent de la Visitation, rue Saint-Gilles, et la chapelle de l'Institution Moncade-Jeanne-d'Arc, rue Moncade. L'ancienne Auberge Saint-Loup, rue du Pont-Vieux, était au XVIe siècle un hospice pour accueillir les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, flanquée d'une chapelle aujourd'hui disparue. L'hôtel de la Lune, autre halte pour les pèlerins de Saint-Jacques-de-Compostelle, remonte au XVe siècle.
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