Pont-Melvez
Côtes-d'Armor · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Pont-Melvez
Pont-Melvez est une commune de Côtes-d'Armor, en Bretagne, qui compte 607 habitants. Le nom de la localité est attesté sous les formes Penmaelvas en 1182, Pons Melveyus fin du, Pomelveu en 1420, Pont Melveu en 1427, Pontmelveu et Pontmelve en 1433, Pontmelve en 1461 et en 1496, Pont Melveu en 1513, Pont Melve en 1581. « Le nom de Pont-Melvez, noté Penmaelvas dès 1182 dans une charte énumérant les possessions des Templiers en Bretagne. il présente sans doute, comme nombre d'autres noms de lieux de ce document apocryphe, une transcription fautive.
Même si les éléments pen et maelvas ont des correspondants dans le breton penn (tête, bout) et l'anthroponyme Maelvas ».
Pont-Melvez est issu d'un démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Bourbriac. du calvaire de la Croix rouge. La paroisse de Pont-Melvez fut, à partir du le fief des Templiers (surnommés "moines rouges"), puis des Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La commanderie de Pont-Melvez figure en 1182, sous le nom de Penmaelvas parmi les biens des Chevaliers du Temple. Aucun vestige de leur commanderie ne subsiste (mais un lieu-dit de la commune s'appelle "La Commanderie"), mais on peut encore voir une croix très particulière, dénommée croaz ru ("croix rouge") car on suppose qu'elle était par le passé peinte en rouge en hommage aux Templiers. Les terres dépendant de la commanderie de Pont-Melvez étant très étendues, plusieurs sièges de juridiction existaient: La Feuillée, Quimper, Le Croisty, Maël et Loc'h, Pont-Melvez, Saint-Jean-du-Temple et Le Palacret.
Cette juridiction s'exerça à Guingamp entre 1440 et 1626, puis au Palacret. À partir de 1690, un arrêt du Parlement de Bretagne la situe alternativement (une quinzaine sur deux) au Palacret et à Pont-Melvez. La région de Pont-Melvez est réputée posséder un nombre élevé de roux et rousses. La légende dit qu'il s'agirait de descendants des Templiers qui étaient les seigneurs du village et disposaient à ce titre du droit de cuissage. Bien entendu, la véracité de cette hypothèse est douteuse La cure est présentée par le commandeur du Paraclet, ordre de Saint-Jean de Jérusalem, seigneur de l'endroit, où il possède la commanderie de La Feuillée, avec haute justice, qui s'exerce à Callac. Ce territoire offre à la vue des terres bien cultivées, des prairies et des landes.
Le cahier de doléances de la paroisse de Pont-Melvez a été conservé; il contient notamment des plaintes des paroissiens à propos des quévaises, qui parlent même de « lois barbares »: « Nous sommes seuls sous l'usement fatal de quevaise, sous lequel nous gémissons depuis plusieurs années sans jamais avoir pus nous affranchir et nous rendre libres sous l'usement commun de cette province (.) Le seigneur se porte même héritier par ledit droit de réversion aux Quevaisiers qui meurent sans hoirs de corps [héritiers] » écrivent-ils demandant aux députés de « vouloir bien (.) obtenir la suppression entière de notre usement si odieux de quévaise ». Pont-Melvez comptait alors 108 tenues (quevaises) réparties dans ses 23 villages. Charles-Julien Le Bivic était recteur de Pont-Melvez depuis 1783 lorsque survint la Révolution française; il refusa d'abord de prêter serment à la Constitution civile du clergé avant de se raviser et de le faire le, de même que son vicaire, François Mahé. Il fut fusillé par des Chouans le 2 ventôse an IV près de la croix dite Craos Bodic, située entre le Gollot et le bourg. Selon les auteurs du livre "Le diocèse de Saint-Brieuc pendant la période révolutionnaire: notes et documents", « la paroisse de Pont-Melvez se signala entre toutes les autres par son acharnement à poursuivre et à persécuter le clergé ».Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Pont-Melvez en 1845: « Pont-Melvez: commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom; aujourd'hui succursale. Géologia: constitution granitique. L'inventaire des biens d'église en 1906 donna lieu à quelques tensions à Pont-Melvez en. '' du relatant l'attitude courageuse de l'abbé Le Merdy, vicaire à Pont-Melvez, soldat-infirmier pendant la Première Guerre mondiale, décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre. Le monument aux morts de Pont-Melvez porte les noms de 99 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale; parmi eux 10 sont morts en Belgique) dont quatre (Guillaume Morvan à Maissin; Eugène Grimault à Ham-sur-Sambre; François Govet, Adolphe Jegou et Joseph Magoarou à Langemark) dès 1914 et cinq en 1915 (Julien Auffret et Yves Bourges à Ypres; Yves Le Meur et Joseph Thomas à Het-Sas (près d'Ypres); François Cadiou à ); trois (Jean Connan, François Guillou et Yves Hamon) alors qu'ils étaient en captivité en Allemagne; la plupart des autres sont décédés sur le sol français. Le monument aux morts de Pont-Melvez porte les noms de 11 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale; parmi elles, Joseph Connan, soldat au de dragons portés, tué le à Tétange (Luxembourg); Pierre Ropars, soldat au d'infanterie, est mort des suites de ses blessures le au sanatorium (transformé en hôpital) de Zuydcoote (Nord); Jean Loussouarn, résistant FTPF, membre du maquis de Goas-Hamon (en Senven-Léhart), a été fusillé par les Allemands le à Servel; Jean-Baptiste Connan, soldat au d'infanterie, est mort en captivité en Allemagne le.
Deux soldats originaires de Pont-Melvez (Yves Henry, le et Yves Vincent, le ) sont morts pour la France pendant la guerre d'Algérie.
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