Tours
Indre-et-Loire · Centre-Val de Loire
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- Cathédrale Saint-Gatien de ToursPlace de la Cathédrale - 37000 Tours
- Église Notre Dame De La Medaille3 avenue de la République - 37700 Saint-pierre-des-corps
- Église Sainte Anne117 rue de la Mairie - 37520 La riche
- Église Saint Pie X137 rue Fleurie - 37540 Saint cyr sur loire
- Église Notre Dame De L Assomption28 avenue Lénine - 37700 Saint-pierre-des-corps
- Église Saint Cyr Et Sainte Julitteplace du parvis Jean-Paul II vers la Loire - 37540 Saint cyr sur loire
- Église Saint Avertin1 rue des Phalènes - 37550 Saint avertin
Découvrir Tours
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Tours
Tours, préfecture d'Indre-et-Loire (Centre-Val de Loire, 137 658 habitants), porte un nom attesté sous les formes Caesarodunum au IIe siècle, Turones au IVe siècle, et Tors en 1266. Dans l'Antiquité, le nom gallo-romain de Tours était Caesarodunum (« la forteresse de César »). Selon un processus usuel en Gaule au Bas-Empire, le nom du peuple s'est substitué au nom antique originel — Tours dérive de celui des Turones, peuple gaulois qui vivait sur le site il y a plus de 2 000 ans. Au début de notre ère, une importante ville est fondée selon le modèle romain et dédiée par ses habitants à César; d'une superficie estimée d'au moins 80 hectares, elle prend le nom de Caesarodunum. Elle est pourvue d'un vaste amphithéâtre, d'au moins un temple, de deux établissements thermaux; un pont permet de franchir la Loire. La cité est élevée au rang de capitale de la Gaule lyonnaise au début du IVe siècle. C'est également à cette époque que, dans une superficie réduite à 9 hectares, la ville s'entoure d'une muraille défensive appuyée sur l'amphithéâtre.
Histoire religieuse à Tours
Le dernier quart du IVe siècle est marqué par l'émergence du christianisme, solidement implanté localement grâce à saint Martin, évêque de la ville du début des années 370 jusqu'à sa mort en 397. Une des figures marquantes de l'histoire de Tours, saint Martin est un ancien militaire devenu officier romain. Épris du message chrétien, il partage son manteau avec un démuni à Amiens, puis se fait moine. Inlassable prédicateur, il crée des communautés dont le monastère de Marmoutier; il deviendra patron de la France. L'importance post-mortem de Martin dans l'Occident chrétien médiéval fit de Tours une ville de pèlerinage majeure au haut Moyen Âge — au point qu'en 813, le concile de Chalon donna à ce pèlerinage la même importance qu'à celui de Rome.
En 461 a lieu le premier concile dans la ville de Tours, auquel participa le premier évêque de Rennes, Anthemius. Le monastère Saint-Martin a bénéficié très tôt, dès le début du VIe siècle, de libéralités et de soutien des rois francs. Clovis a attribué la victoire des Francs sur les Wisigoths à l'intercession du vénérable saint, accroissant considérablement l'influence du monastère et de la ville. Au VIe siècle, Grégoire de Tours, jeune lettré, vient s'y faire soigner d'un mal présumé incurable; guéri, il y reste et se fait nommer évêque. Cet écrivain mérovingien, auteur des Dix Livres d'histoire des Francs, marque la ville en restaurant la cathédrale détruite par un incendie en 561.
Patrimoine religieux à Tours
Des sept principaux établissements religieux, seuls subsistent la cathédrale Saint-Gatien (siège de l'archevêque de Tours et cœur de la province ecclésiastique de Tours, dont le premier état remonte au IVe siècle) et son quartier canonial — incluant le palais des Archevêques, actuel musée des Beaux-Arts. L'abbaye Saint-Julien (ancienne abbaye bénédictine dont l'origine remonte au VIe siècle), une grande partie du prieuré Saint-Cosme et deux tours (la tour Charlemagne et la tour de l'Horloge), un cloître et le quartier canonial de la basilique Saint-Martin sont conservés.
Il ne reste presque rien de l'abbaye de Marmoutier (fondée au IVe siècle par saint Martin, aujourd'hui un collège-lycée privé), de l'abbaye de Beaumont et du couvent des Grands Minimes du Plessis. Des quatre couvents mendiants des XIIIe et XIVe siècles, il ne reste presque rien des Jacobins, Cordeliers et Augustins; seule reste l'église Saint-Saturnin (XVe siècle), vestige du couvent des Carmes. Les églises conservées comprennent l'église Saint-Denis, l'église Notre-Dame-la-Riche, l'église Sainte-Croix, l'église Saint-Symphorien, l'église Saint-Jean de Beaumont, l'église Saint-Pierre-des-Corps, l'église Sainte-Radegonde, le prieuré Saint-Éloi (mentionné dès le Xe siècle), le prieuré Sainte-Anne, et la chapelle Saint-Libert. La synagogue de Tours date de 1907.
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