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Goussainville

Val-d'Oise · Île-de-France

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Goussainville

L'origine du nom de Goussainville remonte probablement à l'époque mérovingienne (448-751), où les domaines ruraux prenaient généralement le nom de leurs propriétaires. Le domaine s'appelait alors « Gunsanevilla », c'est-à-dire « villa de Gunsana », et pourrait avoir appartenu à l'une des épouses de Clotaire, fils de Clovis et roi des Francs de 511 à 561. La plus ancienne charte mentionnant Goussainville date du 22 janvier 831 : rédigée par les moines de l'abbaye de Saint-Denis, alors propriétaire des terres, elle concernait des redevances en nature à fournir par les paysans. Une seconde charte semblable est approuvée par le roi Charles le Chauve le 12 septembre 861. Au XIIIe siècle, certains blasons des seigneurs locaux, ornés d'une croix, signalent leur participation aux croisades sous saint Louis. En 1645, Goussainville est érigée en marquisat en faveur de Nicolas de Nicolay.

Toponymie de Goussainville

Les formes anciennes attestées sont Gunsane Villa en 832, Gunsanevilla en 862, Gunseivilla en 1137, Gunzavilla en 1173, Gonsenvilla au XIIIe siècle, Gosseynvilla en 1221 et Guossenvilla en 1247. Gunsane Villa en 832 désigne la ferme de Gunza.

Patrimoine religieux à Goussainville

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul, rue Brûlée au Vieux-Pays, est classée monument historique par arrêté du 21 février 1914. Édifiée pour l'essentiel entre 1550 et 1564 dans le style de la Renaissance, elle est la troisième église sur le même emplacement, financée par le seigneur Antoine de Nicolaï, premier président de la Cour des comptes, et vraisemblablement dirigée par le maître-maçon Nicolas de Saint-Michel. Elle conserve des éléments de l'église primitive romane du début du XIIe siècle, dont deux travées du bas-côté sud avec un ancien portail et le premier étage du clocher. L'édifice n'est plus utilisé pour le culte en raison de son mauvais état ; un chantier de consolidation et de restauration a été commencé en 2010. L'église Saint-Michel, rue Simon-Bolivar, près de la place de la Charmeuse, remplace une première chapelle provisoire en bois construite autour de 1930 par l'abbé Mercier. L'église actuelle a été édifiée en 1955-60 selon les plans de l'architecte Nedonchelle, et sa façade est parée de pierres bleues de Huelgoat. L'orientation est inverse à l'usage, le portail donnant sur l'est et le chœur sur l'ouest. La ferme des Feuillants, ou grange des Noues, rue Victor-Basch, appartenait à l'abbaye Notre-Dame du Val de Mériel ; à l'emplacement de l'ancienne grange monastique, les Feuillants firent construire un prieuré en 1740, comprenant chapelle, logis et grange, vendu comme bien national en 1791.

Carte des églises

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