Bar-le-Duc
Meuse · Grand Est
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Bar-le-Duc
Bar-le-Duc, chef-lieu de la Meuse en Grand Est, compte 14 668 habitants. La vallée de l'Ornain est parcourue dès la Préhistoire, et une agglomération gallo-romaine, Caturices ou Caturiges, se structure au Ier siècle sur la rive gauche de l'Ornain, au niveau de l'actuel quartier Notre-Dame. Cette station routière, établie sur la voie de Reims à Toul par Nasium, figure sur la table de Peutinger et dans l'itinéraire d'Antonin.
Vers 951/970, le duc de Haute-Lorraine Frédéric fait construire un château sur l'éperon dominant la vallée, terres usurpées au diocèse de Toul. En 1038, Sophie épouse Louis de Mousson, qui devient le premier comte de Bar ; veuve vers 1070, elle fonde le prieuré Notre-Dame, dont l'église Notre-Dame est le vestige. Le nom Bar-le-Duc apparaît à partir du XIIIe siècle. En 1354, le comté est élevé en duché et Robert prend le titre de duc de Bar.
Toponymie de Bar-le-Duc
Le premier nom de la commune est Caturices, attesté par la table de Peutinger du IIIe siècle, puis Caturiges sur l'itinéraire d'Antonin, du gaulois catu (combat) et riges (rois). En 922, la localité change de nom en Barrum, du gaulois barro (sommet ou extrémité boisée), la ville étant située sur un éperon rocheux. Les formes attestées incluent Barri-villa-ad-Ornam (932), Bar-lou-Duc (1242) et Bar-le-Duc (1252). En 1354, Robert I, comte de Bar, devient gendre du roi de France et est fait duc, d'où le nom de la ville.
Patrimoine religieux à Bar-le-Duc
En Ville Haute, l'église Saint-Étienne, rue du Paradis, faisait partie de l'ancienne collégiale Saint-Pierre puis Saint-Étienne, fondée en 1315. Elle abrite deux œuvres du sculpteur Ligier Richier datant du XVIe siècle : un ensemble de trois statues de bois appelé « Christ en croix entre les deux larrons », et le « Transi de René de Chalon ». À proximité du château se trouvait la collégiale Saint-Maxe, aujourd'hui disparue, qui comprenait la nécropole ducale.
L'église Notre-Dame, rue Jeanne d'Arc, en Ville Basse, est la plus ancienne de la ville. Elle appartenait à un ancien prieuré fondé en 1088 par la comtesse Sophie ; sa construction s'étale sur quatre siècles, sa flèche est incendiée par la foudre en 1619, et une nouvelle tour surmontée d'un dôme est édifiée à partir de 1728. L'église Saint-Antoine, rue Oudinot, est édifiée au XIVe siècle et appartenait à l'ancien couvent des ermites de Saint-Augustin ; sa nef est couverte de peintures murales polychromes du XVe siècle. L'église Saint-Jean, place Foch, de style néo-byzantin, est érigée par l'architecte Ernest Birglin et ferme la perspective du boulevard de la Rochelle. La chapelle Saint-Louis, rue François de Guise, de style gothique du XIIIe siècle, est surplombée d'une statue de Notre-Dame de la Protection. S'y ajoutent l'église Saint-Charles dans le quartier de Marbot et la chapelle-oratoire dédiée à Notre-Dame-de-la-Paix sur le pont Notre-Dame qui enjambe l'Ornain.
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