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Mions

Rhône · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Mions

Mions, commune du Rhône en Auvergne-Rhône-Alpes, apparaît pour la première fois dans un acte officiel au XIIe siècle : en 1170, le pape Alexandre III justifie la prétention de l'abbaye lyonnaise de Saint-Just à détenir l'obéance de Méons, sorte de seigneurie ecclésiastique commune à plusieurs localités du secteur comme Bron, Décines, Solaize ou Saint-Laurent de Mure. L'autorité réelle est cependant tenue par des familles laïques, dont le premier représentant connu, Narchimant de Méons, vit en 1193. Cette lignée conserve le titre seigneurial jusqu'au décès de son dernier héritier mâle en 1420, en restant vassale du chevalier de Saint-Symphorien d'Ozon, lui-même dépendant du comte de Savoie. En 1348, Mions est intégré au royaume de France avec l'ensemble du Dauphiné.

La paroisse compte environ 900 fidèles à la fin du XIXe siècle. Le curé Jean-Baptiste Poidebard, féru de sciences, lié d'amitié avec Jacques Imbert-Colomès, fait alors de la cure un asile politique pendant la Révolution.

Toponymie de Mions

Le nom de Mions est rattaché au gaulois medlo-, mello-, « colline », et au radical indo-européen *dhun-, à l'origine du celtique *dhuno, « clôture, zone enclose », dont dérive le gaulois dūnum, « citadelle, enceinte fortifiée », puis par métonymie « colline, mont », la plupart des citadelles étant bâties sur des hauteurs.

Patrimoine religieux à Mions

L'ancienne église, très délabrée, ne pouvait plus accueillir les fidèles d'une paroisse de 900 habitants. Le conseil municipal décide en 1878 d'en construire une nouvelle, sous la conduite de l'architecte Émile Gandy. Le gros œuvre est réalisé de 1881 à 1892, avec des pierres importées de plusieurs carrières, la masse principale provenant de Saint-Paul-Trois-Châteaux. L'édifice, de style néo-roman, se compose d'une nef centrale accotée de deux nefs latérales moins élevées, à la manière des anciennes basiliques. L'abside centrale est encadrée de deux absidioles. La façade, surmontée d'un clocher ajouré de deux baies romanes géminées et d'une flèche élancée couverte de tuiles écaillées, est précédée d'un escalier de six marches. À l'intérieur, les trois nefs en berceau sont lambrissées et séparées par des colonnes à chapiteaux.

L'autel de droite, en bois polychrome, est dédié à la Vierge portant l'enfant Jésus : la statue, datée du XVIIIe siècle, est classée monument historique en 1979. L'autel de gauche est dédié à saint Joseph. Marie-Madeleine, patronne de la paroisse, est évoquée par une huile sur toile du XVIIIe siècle. Le crucifix en bois date de la première moitié du XIXe siècle. Une statue de la Madone, érigée sur un haut piédestal en 1897 après une mission, domine le village à proximité de l'ancien château.

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