Livron-sur-Drôme
Drôme · Auvergne-Rhône-Alpes
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Livron-sur-Drôme
Commune de la Drôme, en Auvergne-Rhône-Alpes, Livron-sur-Drôme compte 9 298 habitants. Le territoire est occupé dès l'âge du bronze final et l'âge du Fer, et plusieurs villas romaines y sont attestées. Au Moyen Âge, l'évêque de Valence est le seigneur temporel de Livron : ses droits sont confirmés en 1157 par les empereurs germaniques, et il confirme à son tour, en 1429, les franchises municipales de la commune.
Place importante lors des guerres de Religion, Livron est assiégée en vain par Henri III. Lors du siège du château et du bourg en 1574-1575, du haut des remparts, les vieilles fileuses protestantes insultaient en paroles et en gestes les troupes catholiques. Avant 1790, Livron formait une communauté de l'élection, subdélégation et bailliage de Valence.
Toponymie de Livron-sur-Drôme
La commune est dénommée Liéuroun en provençal. Les attestations anciennes du nom jalonnent les cartulaires : Livron en 1113 (cartulaire de Saint-André-le-Bas), castrum Liberonis en 1157, de Liurone en 1189, Livro en 1233 (cartulaire de Léoncel), Liberonem en 1291 (cartulaire de Montélimar), puis Lyvron en 1512. Au XIVe siècle, les pouillés de Valence mentionnent la capella de Liberone ainsi que l'archypresbiteratus de Liberone.
Patrimoine religieux à Livron-sur-Drôme
Avant la Révolution, Livron formait une paroisse du diocèse de Valence. Son église, dédiée à saint Prix, était desservie au XVe siècle par un collège de quatorze prêtres, non compris le curé ; les dîmes appartenaient à l'évêque de Valence. La commune était également chef-lieu d'un archiprêtré dépendant du diocèse de Valence, qui comprenait Ambonil et une partie des cantons de Chabeuil, Crest-Nord et Valence.
De la collégiale Saint-Prix, érigée à la fin du XVe siècle, ne subsistent que des restes inscrits à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques (IMH) : éléments du chœur gothique et de la chapelle nord, visibles dans le cimetière municipal. Saccagée durant les guerres de Religion, elle servit d'église paroissiale jusqu'en 1632. Une mention de 1650 évoque l'esglise de Saint-Prisq de Livron dans l'inventaire de Saint-Apollinaire.
À partir de 1632 s'engage la reconquête catholique sur un village très protestant : les catholiques récupèrent d'abord le temple pour en faire leur église. Cette ancienne église, située place de l'ancienne église au Haut Livron, est agrandie de 1860 à 1865 par l'établissement de tribunes latérales supportées par des colonnes. Abandonnée en 1935, elle est démolie en 1966 ; seul subsiste le portail de 1775. Au nord de l'ancienne église se trouve une fenêtre à meneaux Renaissance.
Le bâti religieux actuel comprend l'église du Sacré-Cœur de Livron-sur-Drôme et l'église Notre-Dame-de-l'Assomption des Petits Robins. Au sommet de la colline, la tour de l'ancien télégraphe Chappe, construit en 1794 sur la ligne Paris-Toulon, est convertie dès 1946 en chapelle dédiée à la Vierge Marie : les Livronnais voulaient remercier la Vierge de les avoir protégés durant les combats de 1939-1945.
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