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Gaillon

Eure · Normandie

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Gaillon

Gaillon, commune de l'Eure en Normandie, compte 6 801 habitants. L'histoire de la ville est étroitement liée à celle de son château. Dès l'époque romaine, un regroupement de populations s'opère dans la vallée et sur les hauteurs, Saint-Aubin-sur-Gaillon étant peut-être la ville gallo-romaine des origines ; avec l'avènement du christianisme, Saint-Aubin fut longtemps paroisse mère de Gaillon. Un château ducal destiné à défendre la frontière de Normandie contre le roi de France est édifié vers le XIe siècle. En 1192, au terme d'un accord entre Philippe Auguste et Jean sans Terre, Gaillon passe sous la domination du roi de France. En 1262, Louis IX cède tours et murailles médiévales à Eudes Rigaud, archevêque de Rouen. En 1453, Guillaume d'Estouteville entreprend la construction de ce qu'il devient convenable de nommer un château. Dès 1500 et jusque vers 1509, le cardinal Georges d'Amboise réalise un palais considéré comme le premier château de la Renaissance en France. En 1563, le cardinal de Bourbon fonde la chartreuse Notre-Dame-de-Bonne-Espérance dans la plaine d'Aubevoye, en complément logique de son palais.

Toponymie de Gaillon

Le nom de la localité est attesté sous de nombreuses formes anciennes : Gaillo chez Guillaume le Breton, Gallyo, Guaillon, Gaillonium, Gaillum, Gwailium, ou encore Castrum Gaallonii dans le traité entre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion, S. Antonius de Gallon en 1208 dans les archives de l'Eure, Wallio au XIIe siècle, Gallyo en 1232 dans une charte de Saint Louis, Gaillon-l'Archevêque en 1817. François de Beaurepaire suggère un rapprochement avec Wail et Gaël, issus de wadellu(m) « passage à gué », dérivé du vieux bas francique *wad. Suivi du suffixe -o / -one, le toponyme signifierait « lieu du gué », Gaillon étant traversé par le ruisseau du Hazey en provenance de Sainte-Barbe-sur-Gaillon. Antérieurement à la Révolution française, on rencontre l'appellation de Gaillon-l'Archevêque, ce qui entraîne peu après 1789 le changement provisoire de nom en Montagne-sur-Gaillon.

Patrimoine religieux à Gaillon

L'église Saint-Ouen, des XIIIe-XVIIIe siècles, est recensée à l'inventaire général du patrimoine culturel. On peut y voir La Crucifixion, vitrail en pâte de verre commandé à François Décorchemont, daté de 1954, remplaçant le 4 avril 1954 le vitrail antérieur de la tour, verrière abîmée par le souffle d'une bombe en 1944 ; la restauration de ce vitrail s'achève le 12 novembre 2015, par les ateliers Vincent Jaillette de Bayeux, et il retrouve sa place initiale à l'église. L'église Saint-Ouen est bâtie au lieu et place de l'ancienne collégiale Saint-Antoine du XIIIe siècle (1205), abattue en 1772 ; dès 1715, Jean-Aimar Piganiol de La Force écrivait qu'elle était mal construite. L'oratoire Saint-Jean-Baptiste, des XVIIIe-XIXe siècles, non visible, est également recensé à l'inventaire général du patrimoine culturel. La maison de la cour Bourdon, accessible par un porche au plus près de la tour de l'église, fut tour à tour chantrerie, relais de poste, puis hostellerie. Dans la plaine d'Aubevoye, le cardinal de Bourbon avait fondé en 1563 la chartreuse Notre-Dame-de-Bonne-Espérance, complément logique du palais archiépiscopal.

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