Épône
Yvelines · Île-de-France
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- Église Saint Beat1 rue des Sous-Boutillettes - 78680 Epone
- Église Saint Etienne4 place de l’église - 78126 Aulnay sur mauldre
- Église Saint Ouen4 rue Gaston-Jouillerat - 78410 Aubergenville
- Église Saint IlliersRue des écoles croisement Rue d’Aulnay - 78580 Bazemont
- Église Sainte Therese D ElisabethvillePlace Louvain - 78410 Aubergenville
- Église Saint Pierre Es LiensJumeauville - 78580 Jumeauville
- Église Saint Nicolaséglise : Place de la Mairie - 78580 Maule
- Chapelle Saint Jean Baptiste A SennevilleC 3 - 78930 Rue
Découvrir Épône
La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Épône
Le passé d'Épône remonte au Paléolithique, attesté par des objets en silex du Moustérien retrouvés tant dans la basse plaine alluviale que sur le plateau. Trois sépultures collectives du Néolithique, de type allée couverte, rattachées à la civilisation dite « Seine-Oise-Marne », ont été découvertes sur le territoire communal. À l'époque gallo-romaine, Épône constituait une petite agglomération éparpillée installée dans les pentes basses du coteau. Un cimetière mérovingien, partiellement mis au jour en 1973 lors de l'aménagement du lotissement de la Roseraie, a livré plus de trois cents tombes contenant des sarcophages de pierre ou de plâtre.
En 845, le village est incendié par les Vikings établis dans l'Île de Jeufosse. Vers 980, la seigneurie d'Épône est confiée par le roi Lothaire à l'évêque de Paris, Élisiard, qui la transfère, ainsi que l'église Saint-Béat, aux chanoines du chapitre de la cathédrale Notre-Dame de Paris. En 1190, le chapitre voit ses droits et privilèges confirmés par le roi Philippe II et reste jusqu'à la Révolution le principal seigneur d'Épône. Durant la guerre de Cent Ans, Robert Knolles, au service de Charles le Mauvais, prend Épône probablement en 1359. En 1588, la commune s'entoure d'un mur d'enceinte pour se protéger des pillards ; une tourelle subsiste rue de la Brèche. Le chapitre de Notre-Dame de Paris est dissous le 29 novembre 1790, et ses terres à Épône sont déclarées biens nationaux comme biens ecclésiastiques.
Toponymie d'Épône
Le nom de la localité est attesté sous les formes Spedoteno, alii Spedenoto au VIe siècle, Spedonna en 841, Spedonam ac villulam nomine Macerias en 981, Speonna villa au XIe siècle, Spedona ad Maldram, Espona, Espone au XIIIe siècle. Le nom d'« Épône » est issu d'un pré-latin *spedona, de sens obscur, et n'aurait pas de rapport avec Épona, déesse gauloise des chevaux. Phonétiquement, Spedona a abouti à Épône par épenthèse dans le groupe [s] + consonne en gallo-roman et par amuïssement de la consonne intervocalique [d].
Patrimoine religieux à Épône
L'église Saint-Béat, située au centre du village, est une église de style roman dotée d'un clocher-tour octogonal surmonté d'une flèche de pierre. Intérieurement, la nef est lambrissée en forme de carène renversée. L'église aurait été dédiée à saint Béat en l'an 982 et est mentionnée dans une donation faite au chapitre de Notre-Dame de Paris en 984. L'édifice actuel est terminé avec son clocher vers 1150. Il a été fortement restauré entre 1865 et 1871, en partie reconstruit, notamment la flèche déposée pierre à pierre et remontée. L'intérieur a été restauré en 2003-2004. La porte sous le porche et le clocher ont été classés en 1909, et l'église en 1988. Selon la tradition, la flèche de pierre aurait été édifiée, comme seize autres clochers du Vexin et du Pincerais, par Agnès de Montfort, épouse de Galéran II de Meulan.
Dans le clocher se trouvent trois cloches de bronze, dont la « Béate » fondue sur place en 1597, seule rescapée des destructions de la période révolutionnaire, classée en 1905. Deux autres cloches, « Adolphine Emma Alphonsine » et « Alphonsine Adolphine Emma », ont été installées le 11 août 1901. L'église renferme également les dalles funéraires en pierre de Jacques Thibault l'Aîné, datant de 1544, et de Jacques Thibault le Jeune, datant de 1545, inscrites à l'inventaire des monuments historiques depuis 1905. La croix Saint-Aubin, située au bord du CD 130 près de la Villeneuve, croix discoïdale monolithe qui portait un christ naïf grossièrement sculpté, pourrait être un ancien menhir christianisé.
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