Marvejols
Lozère · Occitanie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Marvejols
Marvejols, commune de Lozère en région Occitanie, compte 4 738 habitants. Les premières implantations humaines remontent au paléolithique moyen, attestées par des silex taillés conservés au musée archéologique municipal. Un menhir provenant du site mégalithique du plateau de Poujoulet est installé place Girou. À l'époque romaine, la capitale du futur Gévaudan est Anderitum, puis Gabalum après la réorganisation de la Gaule en cités, forme qui donnera Javols. Grégoire de Tours mentionne le castrum Gredonense, sur le truc de Grèzes, parmi les lieux de défense des Gabales, à proximité desquels se situe Marvejols.
Au Moyen Âge, Marvejols est un petit bourg proche de Grèzes, de son château et du prieuré-monastère du Monastier fondé en 1060. La ville appartient à la vicomté de Grèzes, propriété successive des comtes de Toulouse, de l'évêque de Mende, des comtes de Barcelone, des rois d'Aragon et du royaume de France. Son essor intervient peu avant 1307, date de la signature de l'acte de paréage entre Guillaume VI Durand, évêque de Mende, et Philippe IV, roi de France. Cet acte sépare le Gévaudan en plusieurs zones : la terre des évêques, la terre du roi et la terre commune. Mende devient le centre des terres de l'évêque, Marvejols celle des terres du roi en Gévaudan.
La ville est fortifiée dans les années 1360, avec une muraille dotée de portes nommées Soubeyran, Hôpital et Théron. En mars 1481, Louis XI assure sa protection royale par lettres patentes. Au XVIe siècle, la ville se convertit au protestantisme sous l'impulsion de ses barons, les Peyre. Après le massacre de la Saint-Barthélemy, Marvejols prend parti pour Henri de Navarre. Lors des ripostes menées par l'amiral Anne de Joyeuse, la ville est incendiée en 1586 et ses habitants massacrés. À partir de 1589, Henri IV soutient la reconstruction, achevée en 1601. En 1630, l'évêque de Mende Silvestre de Cruzy de Marcillac dirige le saccage du temple protestant ; lors de la révocation de l'édit de Nantes en juin 1685, le culte protestant est interdit et le temple détruit.
Toponymie de Marvejols
Les mentions anciennes de Marvejols sont Marojol, Marojulia en 1060, Marojolum en 1250 et Marologium en 1259. Le nom est orthographié Maruejol dans certains documents. Le nom occitan est Maruèjols. L'étymologie proposée par Ernest Nègre fait dériver le toponyme d'un composé gaulois : maro- « grand » et -ô-ialo « clairière, village ». Marvejols signifierait ainsi « la grande clairière ».
Patrimoine religieux à Marvejols
La collégiale Notre-Dame-de-la-Carce date de la fin du XIIIe siècle et est devenue collégiale en 1310. L'édifice a été inscrit au titre des monuments historiques en 1937. De nombreux objets y sont référencés dans la base Palissy. Sur la place Girou, à l'emplacement de l'ancien temple protestant édifié entre 1601 et 1685, une plaque rappelle la mémoire du lieu de culte réformé. Le bourg médiéval se développe à proximité du prieuré-monastère du Monastier, fondé en 1060.
Parmi les personnalités religieuses liées à la commune figurent Louis d'Eimar de Jabrun (1883-1943), prêtre jésuite né à Marvejols et mort à Buchenwald, à qui une rue de la ville rend hommage ; Étienne Blanquet de Rouville (1768-1838), évêque de Numidie et évêque auxiliaire de Reims ; et Charles-Louis Lavigne (1840-1913), évêque au Malabar et à Tricomali.
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