Bram
Aude · Occitanie
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Bram
Bram, commune de l'Aude en Occitanie, compte 3239 habitants. Une occupation néolithique a été prouvée par la présence de céramiques typiques lors de fouilles menées sur la commune en 2018. Sous l'Antiquité, le site est attesté au IVe siècle sous le nom de Vicus Eburomagus et figure sur la table de Peutinger : situé à un carrefour de la voie d'Aquitaine, il abritait un important marché de vins, des ateliers de poteries connus pour leur céramique sigillée à vernis rouge, ainsi qu'un théâtre, un temple et des thermes révélés par les fouilles. En 333, l'anonyme de Bordeaux, sur la route de Jérusalem, s'y arrête et note l'étape comme Vicus Hebromago.
Au début du XIIe siècle, le village voit son étendue doubler et se dote d'une seconde enceinte ; les premiers chevaliers et seigneurs de Bram installent leur château dans l'enclos ecclésial originel face à l'église. Lors de la croisade des albigeois, l'ost croisé conduit par Simon de Montfort prend d'assaut la petite ville début 1210 ; en représailles, Simon de Montfort ordonne que soient arrachés le nez et les yeux des survivants, un seul n'étant qu'éborgné pour conduire ses compagnons jusqu'à Lastours. Après la croisade, le comte Raymond VII de Toulouse confie la seigneurie à Olivier de Termes, qui vend ses droits en 1265 à la famille de Voisins. En 1582, le village et le château sont pris par les huguenots, et la baronnie est achetée le 10 juin 1598 par Paul-Jacques de Lordat. Le roi Louis XIII passa une nuit au village le 20 octobre 1632, accompagné du cardinal Richelieu.
Toponymie de Bram
Durant l'Antiquité, la localité est fondée par les Volques Tectosages qui occupent la région. Elle se dénommait alors Eburomagos, magos signifiant en gaulois la plaine, l'esplanade ou le terrain servant de marché, et eburo l'if : le nom peut donc se traduire par « Marché de l'If ». Le nom actuel de l'agglomération, Bram, peut provenir de la contraction de cette ancienne appellation celtique.
Patrimoine religieux à Bram
Le village s'est développé de manière concentrique autour du château sur motte où se situe depuis le XIIIe siècle l'église Saints-Julien-et-Basilisse, dédiée aux saints Julien et Basilisse. L'abside et le clocher de cet édifice font l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 9 janvier 1932. Le patrimoine religieux de Bram comprend également la chapelle Notre-Dame-de-Miséricorde, de style néogothique, construite dans la seconde moitié du XIXe siècle, ainsi que la chapelle de l'Assomption, de style néoclassique, datée de la seconde moitié du XIXe siècle. Subsiste également un fragment du mausolée du XVIIIe siècle de la famille de Lordat, détruit en 1793 : cette pierre sculptée ornant le frontispice, visible à l'entrée de l'allée Albert Gau, représente sur un fond de draperies un sablier figurant le temps qui s'écoule, entouré de deux grandes ailes et de faux symbolisant la mort. Parmi les personnalités liées à la commune figure Albert Gau (1910-1993), prêtre, résistant, journaliste et homme politique français, député de l'Aude, Juste parmi les nations, décédé à Bram.
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