Montmorot
Jura · Bourgogne-Franche-Comté
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Montmorot
Montmorot, commune du Jura en Bourgogne-Franche-Comté, présente des traces d'occupation humaine très anciennes. Des outils lithiques découverts au hameau du Grand Sugny, étudiés par l'archéologue Louis-Abel Girardot, ont été attribués à des groupes néandertaliens remontant à environ 145 000 ans avant notre ère. Le Néolithique marque une transformation avec l'apparition d'une économie agricole et pastorale, et les fouilles menées au « camp du château » ainsi qu'aux Salines ont mis au jour céramiques, outils en pierre, artefacts en os ou en bois de cervidé et diverses parures, témoignant d'une occupation continue entre le Néolithique moyen, vers 4000 av. J.-C., et la fin de la Protohistoire.
Au début de l'âge du Fer, le site du Camp du Château accueille un habitat protohistorique installé sur la butte dominant la cuvette de Lons-le-Saunier, dans une région appartenant alors au territoire de la tribu gauloise des Séquanes. Une monnaie découverte en 1832 au hameau du Grand-Sugny est à l'origine de la dénomination du « type de Montmorot », utilisée en numismatique pour désigner un certain type de statères gaulois imitant ceux de Philippe II de Macédoine. Après la conquête romaine, la région est intégrée à la province de Séquanie, et des vestiges gallo-romains ont été identifiés à proximité de l'actuelle rue des Salines, parmi lesquels les restes d'un important ensemble architectural d'environ 200 mètres sur 100, doté de mosaïques et de pièces équipées d'hypocauste.
Une tradition locale rapporte que Clotilde, future épouse de Clovis Ier, aurait séjourné au château de Montmorot à la fin du Ve siècle, retenue par son oncle Gondebaud, roi des Burgondes ; le wiki précise toutefois qu'il s'agit d'une légende sans preuve. Au Moyen Âge, Montmorot est composé de deux seigneuries distinctes : Bourg-Dessus ou Bourg-le-Comte, dominé par le château et possédé dès le XIIe siècle par la famille de Vienne ; et Bourg-Dessous ou Bourg-le-Sire, détenu dès le XIIe siècle par la famille de Montmoret. En 1304, Marguerite de Montmoret fait passer ces terres dans la famille de Vienne par son mariage avec Hugues de Vienne. En 1323 ou 1324, Jeanne II de Bourgogne, épouse du roi Philippe V, acquiert la seigneurie auprès de Guillaume de Vienne, et la place devient une châtellenie comtale.
Au XIVe siècle, Montmorot contrôle les passages vers le Haut-Jura et le château devient un centre administratif important pour les représentants du comte de Bourgogne. Le bourg comprend une halle marchande, un four banal, des bancs de boucherie et une table de change, et un marché hebdomadaire s'y tient, ainsi que deux foires annuelles. La peste noire frappe la Franche-Comté à partir de 1349. Le château conserve le siège du bailliage d'Aval, qui couvre la partie méridionale de la Franche-Comté. Lors de la guerre de Succession de Bourgogne (1477-1482), les troupes de Louis XI s'emparent du château ; en 1578, les troupes du duc d'Alençon pillent Montmorot, et la guerre de Dix Ans (1636-1644) provoque de nouvelles dévastations. Par le traité de Nimègue en 1678, la Franche-Comté est définitivement rattachée au royaume de France et le château devient propriété royale.
Patrimoine religieux à Montmorot
Le patrimoine catholique de Montmorot s'articule autour de l'église Saint-Grégoire, édifice paroissial de la commune. Le tissu monumental local comprend également le château de Montmorot, témoin de la fonction de châtellenie comtale puis de siège du bailliage d'Aval, ainsi que les bâtiments de l'ancienne saline qui abritent aujourd'hui les archives départementales du Jura. La matière wiki ne précise ni la datation, ni le style architectural de l'église Saint-Grégoire, ni le rattachement diocésain de la paroisse.
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