Rosières-aux-Salines
Meurthe-et-Moselle · Grand Est
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Rosières-aux-Salines
Rosières-aux-Salines, commune de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est (2 833 habitants), apparaît dans les sources au tournant du XIIe siècle. La plus ancienne mention connue remonte à l'an 1100, lorsque Walfridus de Roseriis, seigneur de Rosières, signe comme témoin la charte de fondation du prieuré de Landécourt. Un acte d'échange daté de 1153 ou 1155 désigne le lieu sous le nom de Roseria salinita. Une charte de Pierre de Brixey, évêque de Toul, mentionne Rosières en 1183, et un diplôme de l'empereur d'Allemagne Henri VI évoque la cité en 1194.
Sous l'Ancien Régime, Rosières fut le chef-lieu d'une prévôté-chatellenie du bailliage de Nancy avant de devenir un bailliage en 1751. Les salines, exploitées depuis le XIIe siècle, firent la fortune de la ville jusqu'à leur suppression définitive en 1760 par le conseil des finances. Un haras créé par Louis XV remplaça la saline sur le même site ; au XXIe siècle, il est haras national. Les remparts furent détruits sur ordre de Louis XIII en 1635.
Toponymie de Rosières-aux-Salines
Les formes anciennes attestées sont nombreuses : Castrum et castellania Roseriæ salinitæ (1153 ou 1155), Roseriæ (1172), Rouzières (1282), Saline de Rozières (1285), Villa de Rosires (1288), Rozeriæ ad Salinas (1402), Rousières-aux-Salinnes (1384), Rosières-au-Sel (1562). Auguste Longnon évoque dans son ouvrage un lien avec le mot roseau, du gotique raus. La saline était séparée de la ville et entourée d'un petit cours d'eau.
Patrimoine religieux à Rosières-aux-Salines
Selon une note des archives de l'Abbaye de Bouxières, Gérard évêque de Toul aurait donné à l'abbaye l'église de Rosières ; Dom Calmet date cet acte en 968. En 1895, la tour de l'église fut détruite par un incendie faisant suite à un feu d'artifice tiré depuis le clocher.
Le patrimoine religieux conservé comprend :
- L'église Saint-Pierre, construite en 1745 par l'architecte Mique, dotée de deux clochers, de boiseries et de stèles, inscrite aux monuments historiques par arrêté du 6 mars 1995.
- La chapelle Sainte-Odile de l'ancien hospice civil, ornée d'un décor peint formant une sorte de théâtre à l'italienne.
- À Cuite-Fève, les vestiges de la chapelle des Hospitaliers (XIVe siècle) ; le domaine appartint sous l'Ancien Régime aux hospitaliers de la commanderie de Saint-Jean-du-Vieil-Aître de Nancy.
- Les vestiges de l'ancien couvent des cordeliers (XVIIe siècle, remanié).
- L'ancien ermitage et chapelle de Saint-Sigismond-Lès-Rosières, mentionné dans un titre de l'ordre de Malte daté de 1661.
Un hospice civil destiné aux vieillards indigents fut créé au XVe siècle, René II en autorisant l'établissement par lettres du 12 août 1437. En 1721 eut lieu une fête catholique appelée rapport devant la chapelle Notre-Dame près de Rosières.
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