Candé
Maine-et-Loire · Pays de la Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Candé
Candé, commune de 2 818 habitants en Maine-et-Loire (Pays de la Loire), apparaît pour la première fois en 1076 dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers, sous la forme latine Condatum. Sa fondation remonte vraisemblablement au XIe siècle, lorsqu'un comte d'Anjou fait élever un château à motte pour protéger la frontière avec le comté de Nantes. Le premier seigneur connu, Geoffroy Rorgon, attesté en 1095, meurt en Croisade en Palestine en 1099. Au Moyen Âge, Candé devient le chef-lieu d'un des dix doyennés du diocèse d'Angers. En 1106, le château est assiégé par Foulque IV, comte d'Anjou, qui y perd son fils Geoffroy Martel, tué par une flèche lors d'un guet-apens. La baronnie passe successivement aux familles de Châteaubriant, de Dinan, de Laval, puis aux Montmorency et aux Bourbon-Condé. En janvier 1800, la signature de la Paix de Candé met fin à la chouannerie dans la région.
Toponymie de Candé
Le toponyme Condatum vient du gaulois condate, « confluent », composé de con- (« avec ») et du radical da (« eau », « couler »). La localité est attestée sous les formes Condeium entre 1080 et 1096, Candetum castrum entre 1082 et 1106, puis Candiacus entre 1109 et 1120. La forme française actuelle Candé apparaît en 1195 dans le chartrier de l'Hôtel-Dieu d'Angers. Des lettres patentes de Charles VII de 1437 mentionnent Candé-en-Lamée, en référence au Pays de la Mée.
Patrimoine religieux à Candé
L'église paroissiale Saint-Denis occupe l'emplacement de l'ancienne chapelle castrale du XIe siècle. Reconstruite au début du XVIIe siècle, elle est partiellement rebâtie à partir de 1856 sous la direction de Charles Joly-Leterme, architecte du diocèse : les chapelles latérales sont achevées en 1867, les voûtes en 1869, la façade ouest en 1870 et les deux clochers en 1876. L'édifice néogothique présente une façade harmonique à deux clochers carrés et une nef de cinq travées, avec des voûtes angevines au profil très bombé. Le chœur, plus ancien, date de 1824-1826. L'église conserve deux verrières du XVIe siècle provenant de l'édifice primitif — l'une figurant saint Maurice — ainsi qu'une chaire en bois du XVIIIe siècle installée en 1788, un retable baroque réalisé avant 1672, et une châsse en bois doré de 1653 contenant des reliques de Regnault l'Ermite, qui a vécu au XIIe siècle. Plusieurs calices en argent des XVIIe-XVIIIe siècles sont classés Monuments historiques, dont un réalisé vers 1641.
Avant la Révolution, le territoire comptait le prieuré Saint-Nicolas, fondé au XIIe siècle par l'abbaye Saint-Nicolas d'Angers à la demande de Geoffroy Rorgon, vendu comme bien national puis détruit. Le couvent des Augustins, dont la chapelle a été détruite au XIXe siècle, conserve une partie de ses logis du XVIIe siècle, visibles depuis le chemin de Moiron. La chapelle Notre-Dame de Beaulieu, construite en 1390 par Geoffroi de La Tour-Landry, complétait un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye bretonne de Saint-Gildas-des-Bois ; abandonnée au XVIe siècle, elle a été rasée dans les années 1830. L'aumônerie Saint-Jean, fondée à la fin du XIIe siècle, accueillait des lépreux ; sa chapelle, datant du XIIe siècle, est le plus vieil édifice candéen et renferme une huile sur toile du XIXe siècle représentant la Vocation de Saint Pierre.
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