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Quintin

Côtes-d'Armor · Bretagne

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Quintin

La présence de menhirs atteste que la région était occupée depuis le néolithique, et Quintin voit sa création dès l'époque romaine du fait de sa position de carrefour des voies de communication. Au début, la ville était située à l'emplacement de l'actuelle commune du Vieux-Bourg mais, par suite d'une épidémie de peste, elle déménagea. La seigneurie remonte au moins au XIIe siècle : le premier seigneur connu est Geoffroy Botherel, fils d'Alain de Goëlo, comte de Penthièvre et de Goëlo. Geoffroy Botherel aurait ramené de la septième croisade une relique réputée être un morceau d'une des ceintures de la Vierge Marie. En 1294, les murailles sont démantelées, puis rebâties ensuite. En 1498, Pierre de Rohan et son épouse Jeanne du Perrier font construire un hospice pour les pauvres, le dotant d'une rente en seigle pour leur nourriture. En 1592, lors des Guerres de la Ligue, la ville, devenue protestante, est prise par le duc de Mercœur, avant de repasser dans le camp d'Henri IV. Un aveu de 1690 indique qu'à Quintin se trouvait une caquinerie, un hôpital où l'on traitait la lèpre.

Toponymie de Quintin

Quintin doit son étymologie à la commune actuelle du Vieux-Bourg appelée Kintin vers 1330, Quintin en 1368, Quintini in Burgo en 1516 et Vetus Burgus Quintini dans les registres mortuaires de Saint-Gilles-Pligeaux. L'appellation Quintam suggère la cinquième borne milliaire depuis le Vieux-Bourg. Le nom n'est pas breton mais latin : seule la forme Kintin est attestée par des dénominations d'origine latine dans les chartes féodales.

Patrimoine religieux à Quintin

L'église paroissiale Notre-Dame fut en partie détruite par un incendie dû à l'imprudence du sacristain ivre qui mit le feu à son lit ; un fragment de la ceinture de la Vierge, rapporté de Jérusalem par Geoffroy Ier, fut retrouvé intact dans les décombres, et cette relique est conservée dans l'église. La basilique Notre-Dame de Délivrance a été élevée au rang de basilique mineure par le pape Pie XI le 28 juillet 1934 et renferme un tableau du peintre Raphaël Donguy, Le Bon Pasteur, daté de 1845. L'ancien Couvent des Ursulines, rue Saint-Yves, construit en 1711 et fermé en 1904, devint bien national en 1905 ; l'église du Saint Esprit, nommée aujourd'hui chapelle des Ursulines, a été mise aux enchères et vendue à un propriétaire privé en 2011. Les restes de l'église Saint-Thuriau, dédiée à saint Thuriau, sont inscrits aux monuments historiques par arrêté du 28 mai 1951. La fontaine de Notre-Dame de la Porte est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 18 mars 1913, et la fontaine des Carmes par arrêté du 2 mars 1981. Quintin a aussi été un centre monastique.

Saints liés à Quintin

Alphonse Guépin, bénédictin né à Quintin le 27 octobre 1836 et mort à l'Abbaye Saint-Dominique de Silos en 1917, fut le restaurateur de la communauté monastique de l'abbaye Saint-Dominique de Silos et l'abbé entre 1880 et 1917. Jean-Baptiste Ollitrault de Kéryvallan (1862-1929) fut abbé général de l'Ordre des Cisterciens Réformés (Trappistes).

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