Saint-Georges-de-Commiers
Isère · Auvergne-Rhône-Alpes
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Georges-de-Commiers
Saint-Georges-de-Commiers, commune de 2 646 habitants en Isère (Auvergne-Rhône-Alpes), s'inscrit dans le pays des Commiers, au-dessus du Drac entre Vif et La Motte-d'Aveillans. Ce territoire, qui a pu constituer un comté indépendant au Moyen Âge, faisait partie de l'ancienne province du Dauphiné. Il fut une possession de la famille Alleman, l'une des principales familles féodales du Grésivaudan, dont le passé médiéval reste visible aujourd'hui.
La tradition rattache l'implantation des Alleman et de leur rameau de Commiers à la geste d'un groupe de chevaliers conduits par Isarn, évêque de Grenoble au Xe siècle, pour reprendre ces terres aux Sarrasins. Les historiens modernes considèrent cependant ces récits comme douteux. La seigneurie passa au XVIIe siècle au Connétable de Lesdiguières, puis à son héritier le Maréchal de Villeroy, avant d'être rachetée peu avant la Révolution par la famille Collaud de la Salette, qui édifia un petit manoir entre les hameaux de Saint-Pierre et de Saint-Georges. Saint-Georges-de-Commiers fut érigée en commune en 1790 et rattachée au canton de Vizille.
Toponymie de Saint-Georges-de-Commiers
Le toponyme Commiers, qui désigne la région située entre la montagne du Conest et le fond de la vallée du Drac, est attesté dès le Haut Moyen Âge sous la forme Comario apud Gratianopoiltana au VIIIe siècle, puis Sanctus Georgius Vallis de Comeriis à partir du Moyen Âge central. On rencontre aussi Saint-Georges en Graisivaudan au XVe siècle. Commiers pourrait être une altération de cormier, autre nom du sorbier, ou bien venir du latin culmen, le sommet.
Patrimoine religieux à Saint-Georges-de-Commiers
L'histoire religieuse du pays des Commiers est marquée par le prieuré de Notre-Dame-de-Commiers, établi au début du XIIe siècle après la donation de plusieurs églises consentie par saint Hugues, évêque de Grenoble, à Lantelme, prévôt d'Oulx. Plusieurs membres de la famille Alleman sont prieurs aux XIIIe-XIVe siècles. Les biens et revenus du prieuré furent finalement remis en 1748, par décision du pape Benoît XIV, à l'évêché de Grenoble.
L'église Saint-Georges, des XIe-XIIe siècles, fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par arrêté du 20 juillet 1908. De style roman primitif, elle a conservé son aspect d'origine depuis 1080, date à laquelle l'édifice fut donné par saint Hugues, évêque de Grenoble, à Lantelme, prévôt d'Oulx, et aux chanoines de ce monastère sis dans la haute vallée de Suse. Les parties les plus anciennes sont la nef couverte d'un berceau en plein cintre et le portail dont l'un des chapiteaux est orné d'un masque humain aux moustaches démesurées ; le clocher et la sacristie datent de la fin du XVIIe siècle. L'enclos enherbé du cimetière primitif demeure tout autour de l'édifice.
L'église Saint-Pierre, reconstruite et agrandie au XIXe siècle en style néo-roman, a conservé son clocher du XIIe siècle, classé au titre des monuments historiques par arrêté du 18 octobre 1910, ainsi que son cimetière. S'y ajoutent l'oratoire de Saint-Pierre, dont l'origine réelle n'est pas connue mais qui aurait été érigé en mémoire d'une épidémie grave dont la population aurait été épargnée, et une chapelle domestique au manoir des Vialets.
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