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Salins-les-Bains

Jura · Bourgogne-Franche-Comté

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Salins-les-Bains

Salins-les-Bains, commune du Jura en Bourgogne-Franche-Comté, est mentionnée dès le VIe siècle sous la forme Salinum (515), puis in Salinis en 943. Au IIIe siècle, l'ermite Anatoile fait ressurgir l'eau salée des sources taries lors du « miracle des eaux salées », ce qui lui vaudra le titre de saint patron de la ville. En 942, une charte du prévôt de l'abbaye inféode la seigneurie de Bracon au comte de Mâcon, Albéric, et sa mort en 943 sépare la ville en Bourg-Dessus et Bourg-Dessous, réunis définitivement en 1497. En 1237, Jean de Chalon obtient la baronnie de Salins et fonde vers 1230 le couvent des Cordeliers, où il sera inhumé en 1267. De nombreuses communautés religieuses s'installent ensuite : les capucins en 1582, les jésuites en 1623, les carmes déchaussées en 1625. En 1593, les capucins fondent la première bibliothèque publique à Salins. En 1639, sous la houlette du père Marmet, les Salinois formulent le 20 février un triple vœu d'être épargnés de la guerre, de la peste et de la famine, et placent la ville sous la protection de la Vierge.

Toponymie de Salins-les-Bains

Salins-les-Bains doit son nom à ses sources salées. D'abord nommée simplement « Salins », elle prend son nom actuel en 1926. Selon la tradition locale, le nom viendrait de la divinité Salina. La cité est mentionnée dès le VIe siècle sous la forme Salinum (515), puis in Salinis en 943.

Patrimoine religieux à Salins-les-Bains

L'église collégiale Saint-Anatoile, reconstruite au XIIIe siècle, témoigne de l'architecture gothique en Franche-Comté ; elle est classée au titre des monuments historiques dès 1843 par Prosper Mérimée. Ses stalles, attribuées à l'atelier de Jean Pécheur, sont sans doute les plus anciennes de la région (XIIIe siècle), et ses grandes orgues de Merklin du XIXe siècle, installées dans un buffet du XVIIIe siècle, ont été restaurées de 1997 à 2012. L'église paroissiale Saint-Maurice est reconstruite juste après Saint-Anatoile au XIIIe siècle, puis subit plusieurs modifications et incendies au XIXe siècle. L'église Notre-Dame, inaugurée en 1705, est désaffectée depuis 1975 ; son retable baroque conserve une toile centrale attribuée à Daniel Sarrabat. La chapelle Notre-Dame Libératrice, construite de 1640 à 1662 par l'architecte suisse Jean-François Reyff sur un plan ovale, porte un dôme en tuiles vernissées rénové en 2007 ; elle commémore le triple vœu formulé par les Salinois le 20 février 1639 sous la houlette du père Marmet, et de grandes processions ont traversé la ville en 1839 et 1939. La chapelle Saint-Joseph, au toit couvert de laves, se trouve à proximité du hameau de la Chaux-sur-Clucy. La commanderie de Salins, d'origine templière, est dévolue aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem après la disparition des Templiers.

Saints liés à Salins-les-Bains

Saint Anatoile, ermite du IIIe siècle, est le saint patron de la ville pour avoir fait ressurgir l'eau salée des sources taries lors du « miracle des eaux salées ». Son nom est porté par la collégiale reconstruite au XIIIe siècle, dont les chanoines commandèrent en 1502 à l'atelier de Jean Sauvage à Bruges une tenture en quatorze pièces pour décorer l'édifice.

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