Monnières (44)
Loire-Atlantique · Pays de la Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Monnières
Monnières, commune de Loire-Atlantique en Pays de la Loire, compte 2329 habitants. Pendant l'Antiquité, le territoire se situe dans le pays des Pictons, en Aquitaine seconde. Au Moyen Âge, la commune est le lieu d'origine de Jean Meschinot, né au domaine des Mortiers, écuyer ayant participé à la Guerre de Cent Ans et poète à la cour des ducs de Bretagne, auteur de ballades et de rondeaux. Au XVIIe siècle, les Barrin de la Galissonnière s'installent au château seigneurial de la Janière ; Jacques Barrin étend ses possessions sur plusieurs communes alentour, et l'un de ses descendants, Rolland-Michel Barrin, devient gouverneur de la Nouvelle-France. En 1792, dans l'optique du resserrement des paroisses, Monnières est amputée de deux tiers de ses habitants au profit de la paroisse du Pallet. Pendant les guerres de Vendée, le 10 mars 1793, la commune est entraînée dans l'insurrection générale, et le château de la Galissonnière devient un quartier général pour les généraux vendéens : Charrette y séjourne en juin 1793 avant le siège de Nantes. En septembre 1793, après la Bataille de Torfou, un combat oppose Bonchamps et Lyrot aux troupes du général Canclaux dans les environs du château ; des soldats républicains traversent la Sèvre et incendient le bourg et l'église. Le 4 avril 1794, une des colonnes infernales incendie le château de la Galissonnière puis le bourg.
Toponymie de Monnières
Le nom de la localité est attesté sous la forme Molneriis en 1179. Monnières est située à la limite entre poitevin et gallo : son nom en gallo est Moniere (écriture ABCD) ou Mônièrr (écriture MOGA). Une forme bretonne est proposée par l'Office public de la langue bretonne.
Patrimoine religieux à Monnières
L'église Sainte-Radegonde est un édifice roman ayant subi de profondes transformations. De l'édifice roman subsistent la façade ouest et une partie du mur nord. L'église est agrandie vers l'est dans le style gothique flamboyant, puis se voit adjoindre un bas-côté au sud. Elle subit un incendie le 22 septembre 1793, est restaurée, et fait l'objet d'une nouvelle restauration en 1911. La façade ouest se signale par son clocher-peigne roman à deux ouvertures de plein cintre surmontées d'un fronton ; ce type de clocher est rare en Bretagne et rappelle les constructions templières, à rapprocher de celui de la chapelle des Templiers de Clisson. Le mur nord est épaulé par des contreforts plats datant de l'époque romane. À l'intérieur, le mur nord est percé d'ouvertures de plein cintre abritant des statues, restes des fenêtres romanes. Le chœur est éclairé par une maîtresse-vitre flamboyante à remplage du XVe siècle et couvert d'une voûte en bois en vaisseau renversé. L'église abrite l'enfeu des seigneurs de La Galissonnière, crypte voûtée de 3 mètres par 2,25 mètres. Sous la tribune, le sol est pavé de pierres tombales de Templiers, dont les dessins (épées, croix ancrées et pattées) ont été relevés par Paul de Berthou au début du XXe siècle. Les vitraux sont l'œuvre de Robert Duvoucoux, des ateliers Jacques Grüber. L'édifice contient plusieurs objets mobiliers protégés au titre des Monuments Historiques. La commune conserve également un calvaire à l'intersection de la rue de la Mairie et de la rue du Fief Seigneur.
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