Saint-Agrève
Ardèche · Auvergne-Rhône-Alpes
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Saint-Agrève
Saint-Agrève a été fréquentée au moins depuis le néolithique, comme l'atteste la statue-menhir de Lichessol trouvée sur son territoire. La cité est née sur le mont Chiniac, qui à l'époque se serait appelé le mont Ursin, le mont aux ours. À l'époque gauloise, le pays était peuplé par la tribu des Segovellaunes, apparentée à celle des Helviens. Une immense forêt recouvrait alors le plateau.
Séduits par la position stratégique du mont Ursin, les Romains y bâtissent un fort. Le mont prend le nom de Cinnacum, la ville de Cinna, qui plus tard a donné Chiniac. La religion chrétienne se répand peu à peu en Ardèche, mais les campagnes restent longtemps rebelles à la foi nouvelle. Ce n'est qu'au début du VIIe siècle qu'un évêque du Puy, nommé Agrève, évangélise le plateau où il meurt en février de l'an 602. En sa mémoire, les habitants débaptisent Chinacum pour en faire Sanctus Agrippa, Saint-Agrève.
En 1289, le vicomte de Polignac accorde aux habitants leurs premières libertés et franchises : c'est l'origine de la communauté libre de Saint-Agrève. En 1326, le comte reconnaît tenir le château de Saint-Agrève en fief du roi Charles IV. En 1464, lors de la rédaction des Estimes du Vivarais, le bourg compte cent deux feux, ce qui en fait une des plus importantes agglomérations du Vivarais.
Le XVIe siècle est marqué par les guerres religieuses. En 1562, la Réforme gagne Saint-Agrève, qui devient le théâtre de sièges successifs. En mars 1563, le comte de Tournon prend la ville, succès qui lui coûte la vie. Le 25 septembre 1580, la ville est prise et rasée. En 1585, l'édit de Nemours interdit le culte réformé et rallume les guerres civiles. Jacques de Chambaud, chef des protestants, fortifie la ville et la déclare imprenable. Le comte de Tournon et Saint-Vidal assiègent Saint-Agrève avec environ douze mille hommes et quatre canons. Le 8 octobre 1588, après huit semaines de résistance, Chambaud capitule : Saint-Agrève est rasée pour la seconde fois.
Patrimoine religieux à Saint-Agrève
Les églises Saint-Agrève, située au chef-lieu, et Sainte-Marie, située au Pouzat, sont toutes deux lieux de culte de la paroisse catholique Saint-Agrève en Vivarais. La chapelle Notre-Dame-des-Fontaines du Pouzat et la chapelle de la Clinique de Moze complètent l'ensemble.
La chapelle de Saint-Agrève a été construite en 1946 à l'initiative du Père Belin, à proximité du petit bassin dallé où coule la fontaine de Saint-Agrève dont l'eau avait, dit-on, pouvoir de guérir les maux des yeux, du nez et des oreilles. À la fin du XIXe siècle, M. de Clavières fit couvrir le bassin avec des pierres de taille provenant de l'ancien fort de Saint-Agrève. L'édifice se situe en bordure de l'ancienne voie romaine. Le temple protestant, dédié au culte réformé, a été inauguré en octobre 1822.
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