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Samoëns

Haute-Savoie · Auvergne-Rhône-Alpes

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Samoëns

Samoëns, commune de Haute-Savoie en Auvergne-Rhône-Alpes, comptant 2 286 habitants, porte une histoire marquée par les conflits qui agitèrent le duché de Savoie. Lors de la guerre opposant les Suisses aux Bourguignons, le duché de Savoie se rallie à ces derniers et une armée savoyarde assiège la ville valaisanne de Sion. En représailles, les troupes confédérées de Berne et Lucerne franchissent le col de Joux Plane et incendient le bourg de Samoëns le 10 ou 11 juin 1476, détruisant le château de la Tornaltaz situé au sommet de ce qui est aujourd'hui le jardin botanique alpin La Jaÿsinia. Vingt ans plus tard, un incendie accidentel embrase l'église et une partie du bourg qui venait d'être reconstruit.

Du Moyen Âge au XIXe siècle, les tailleurs de pierre de Samoëns sillonnèrent l'Europe. Parmi leurs constructions figurent les hôtels de ville d'Annecy et de Bonneville, l'église paroissiale de Ferney-Voltaire, la cité de Carouge, plusieurs forts de Vauban, les canaux bâtis sous Napoléon et le Sénat de Savoie à Chambéry. Selon la tradition, la confrérie des tailleurs de pierre de la vallée, les « frahans », remonterait à l'époque des empereurs romains, où quatre d'entre eux, chrétiens, furent martyrisés pour avoir refusé d'édifier une statue vouée au culte de l'empereur.

Toponymie de Samoëns

Le nom de la localité est attesté sous la forme Samoens en 1167, puis Samoën, Samoyn, Semoeng au XIIIe siècle, et Samoùan en 1652. Selon une croyance locale, le toponyme désignerait les « sept monts ou montagnes » qui entoureraient la commune, étymologie populaire à partir du francoprovençal sat « sept » et de moens « mont », à prendre au sens d'« alpage ». Cette référence proviendrait des alpages albergés par les sires de Faucigny aux habitants vers le XIIe siècle. À partir de cette étymologie populaire, des clercs ont latinisé le nom en Septimontium et vallis septem montium, qui a servi à forger le gentilé Septimontain. Théophile Perrenot et Albert Dauzat considèrent toutefois ce nom comme d'origine burgonde, contraction de *Sammodens, issu d'un primitif *Sânemôdingos, « chez les Sânemôdingi ».

Patrimoine religieux à Samoëns

Samoëns compte quatre monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques : l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, le jardin alpin dit de la Jaysinia, la ferme du Clos Parchet et la fontaine de la place centrale. La commune compte par ailleurs cinq objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques.

La position stratégique de Samoëns conduisit les seigneurs de Faucigny à y établir un château, probablement sur le site d'un ancien château castral. Depuis le XIIe siècle, du château de Montanier (castrum Montanerii), parfois dit de Samoëns (Castrum et Castellania Septimontii) ou encore de la Tournelette, il ne reste que des ruines, au sommet du jardin botanique alpin La Jaÿsinia, inauguré en 1906. Samoëns étant le siège de la châtellenie de Samoëns, de nobles familles y établirent des maisons fortes : la maison forte dite de Lucinge ou de la Tour, devenue l'Hôtel de Ville, appartenant à la famille de Lucinge, qui possédait également la maison forte de Vallon ; la maison de la famille de Graveruazà ou Graveyruel, attestée vers 1300 ; la maison forte dite de Couvette, appartenant à la famille de Menthon vers 1340. Samoëns est par ailleurs liée à des figures ecclésiastiques nées dans la commune : Hyacinthe-Sigismond Gerdil (1718-1802), cardinal de l'Église catholique, et Jean-Pierre Biord (1715-1785), évêque de Genève.

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