Trouver une messe

La Boissière-de-Montaigu

Vendée · Pays de la Loire

Retrouvez les églises de la sélection locale et accédez à leurs fiches pour consulter les horaires des messes.

Votre recherche de messe

3 églises dans cette sélection

Ouvrez une fiche d’église pour voir les informations et les horaires disponibles.

Églises et horaires des messes

3 lieux référencés

Choisissez une église pour ouvrir sa fiche et ses horaires.

Découvrir La Boissière-de-Montaigu

La commune et son patrimoine religieux

Histoire de La Boissière-de-Montaigu

La Boissière-de-Montaigu est une commune de Vendée, en région Pays de la Loire, qui compte 2279 habitants. Le territoire porte les traces d'une occupation très ancienne : des haches polies, des tessons de poterie et de nombreux rochers gravés attestent une présence humaine entre le XXXVe siècle av. J.-C. et la période suivante, en particulier le long de la Lignée et de la Grande Maine. Autour du lac de la Bultière, des fouilles ont mis au jour menhirs, rochers gravés et à cupules témoignant d'une population néolithique. À l'époque gallo-romaine, la prospection aérienne a révélé des enclos quadrangulaires et deux voies de communication, dont l'une reliait Durivum (Saint-Georges de Montaigu) à Poitiers par Rom, en longeant la Grande Maine par les villages du Châtellier et de la Maison Neuve.

Au Moyen Âge, La Boissière relevait de la baronnie de Montaigu. Située sur la zone frontière entre le duché de Bretagne et le comté du Poitou, elle fit partie des marches avantagères au Poitou sur la Bretagne, du Moyen Âge jusqu'à la Révolution française, dépendant ainsi des deux provinces. Sous l'Ancien Régime, elle relevait judiciairement de la sénéchaussée de Poitiers et militairement du gouvernement du Poitou. Des logis, châteaux et maisons nobles s'implantèrent sur tout le territoire : les Logis de la Rallière et de la Fortecuyère au sud, le logis de la Pinsonnière à l'est, le château de Puyravault au centre, et le château d'Asson au nord.

Fin XVIe et début XVIIe siècle, la commune fut partagée entre catholiques et protestants. En 1563, Pierre Savary de la Fortécuyère, beau-frère du seigneur de Bois-Corbeau, accompagné de gentilshommes huguenots, attaqua Montaigu. Pour lutter contre les protestants, Louis XIII cantonna des troupes dans le bourg en 1622. La paroisse fut ensuite éprouvée par des épidémies, surtout de 1627 à 1639.

Pendant la Révolution française, les habitants prirent part à la Guerre de Vendée. Le 13 mars 1793, des insurgés de la Boissière se joignirent à ceux de La Bruffière, Treize-Septiers, La Guyonnière et Saint-Hilaire-de-Loulay pour prendre d'assaut la garnison de Montaigu. François Jacques Reliquet, curé de la Boissière depuis 1784, refusa de prêter serment à la constitution civile du clergé, se cacha à partir de 1792, participa à l'insurrection et mourut à la bataille de Savenay le 24 décembre 1793. Jacques Gautier, vicaire originaire de Lessay, refusa également le serment et combattit avec Charette jusqu'en 1802.

Toponymie de La Boissière-de-Montaigu

Le nom latin de Buxerio est attesté en 1306. On trouve aussi « De Buxeria » au XIVe siècle, « La Boyère » en 1474 dans les Archives Nationales, « De Boiseria » en 1533 dans le Manuscrit de Luçon, « La Beussière » en 1648 dans le Pouillé d'Alliot, et « De Buxia » au XVIIIe siècle dans le Livre Rouge. En poitevin, la commune est appelée La Boessére.

Patrimoine religieux à La Boissière-de-Montaigu

Le patrimoine religieux de la commune est dominé par l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, datée de 1875. Son histoire est étroitement liée à celle des « curés bâtisseurs » du XIXe siècle : en 1850, l'ancienne église était devenue trop petite. René Blaise Testaud, curé de 1827 à 1872, puis Louis-Aimé Raballand, curé de 1872 à 1894, entreprirent, avec l'aide des paroissiens, de démolir l'ancien édifice pour bâtir l'actuel. La construction ne s'acheva qu'en 1916.

L'église fut au cœur d'un épisode marquant lors de la Querelle des inventaires consécutive à la Loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905. Le 3 mars 1906, jour prévu de l'inventaire, le curé Henri Jaud et plusieurs paroissiens, armés de fourches et de fusils de chasse, se barricadèrent dans l'église. Les fonctionnaires ne purent y pénétrer : le pourtour était encombré de charrettes et d'engins agricoles dont on avait pris soin d'enlever les roues, et les portes et le portail avaient été renforcés et calés par des cordes de bûches. Les fonctionnaires revinrent le 7 mars avec deux compagnies de dragons et 50 gendarmes qui défoncèrent le portail à 14 h 30. On peut encore en observer les traces sur le portail de l'entrée principale.

Le château d'Asson, daté du XVe siècle et du XVIIIe siècle, fut en partie brûlé pendant la guerre de Vendée. La paroisse compta également plusieurs figures sacerdotales restées attachées à la mémoire locale, des curés bâtisseurs du XIXe siècle aux prêtres réfractaires de la Révolution.

Carte des églises

OpenStreetMap

Les fiches et les liens des églises restent accessibles sans charger la carte.

Partager

Signaler une erreur

Votre signalement nous est transmis et sera vérifié avant correction. Pour les horaires, la correction se fait sur messes.info.