Corseul
Côtes-d'Armor · Bretagne
Retrouvez les églises de la sélection locale et accédez à leurs fiches pour consulter les horaires des messes.
Votre recherche de messe
1 église dans cette sélection
Ouvrez une fiche d’église pour voir les informations et les horaires disponibles.Églises et horaires des messes
1 lieu référencé
Choisissez une église pour ouvrir sa fiche et ses horaires.
Découvrir Corseul
La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Corseul
Occupée depuis la Préhistoire et située dans le territoire des Riedones, Corseul devient à l'époque gallo-romaine la capitale des Coriosolites, peuple gaulois qui frappait monnaie. Bâtie ex nihilo sous la pression d'Auguste, la cité est nommée Fanum Martis (« Temple de Mars »). Datables de 10 av. J.-C., ses premiers éléments s'organisent sous le règne de Tibère (14-37). La ville, jamais ceinte de remparts, décline au moment des invasions germaniques : vers 340, l'administration se déplace à Aleth.
Selon sa Vie latine écrite vers 869, saint Malo aurait réalisé dans l'église de Corseul un triple miracle. Dès 1084, Corsolt apparaît dans la charte de fondation du prieuré de L'Abbaye-sous-Dol. Corseul dépend alors de l'évêché de Saint-Malo. En 1123, l'évêque d'Aleth donne à l'abbaye de Marmoutier la moitié des revenus de l'église Saint-Pierre. Durant la Révolution, la paroisse dépendait du doyenné de Plancoët.
Toponymie de Corseul
Corseul vient des Coriosolites, peuple gaulois dont le nom signifiait « les troupes qui veillent ». La cité apparaît sous le nom de Fanum Martis dans la Table de Peutinger, puis comme Civitas Coriosolitum sur une borne milliaire gravée vers 269-270. Au fil des siècles, on rencontre les formes Eccl. Corsult (vers 869), Corsolt (1084), Corsot (1129), Corseut, Corsoult (1498). En breton, la forme Kersaout est attestée par écrit depuis 1928.
Patrimoine religieux à Corseul
L'église Saint-Pierre a été reconstruite en 1836 au centre du bourg et consacrée en 1839. Son porche nord date du XVe siècle. Elle conserve un bénitier du XVe siècle taillé dans une colonne antique en granit, ainsi qu'une cuve baptismale du XIIe siècle portée par quatre cariatides et ornée de deux poissons sculptés à l'intérieur. À la base d'un pilier, la stèle funéraire de Silicia, érigée par l'officier romain Caius Flavius Ianuarius à la mémoire de sa mère Silicia Namgidde, a été réemployée lors de la construction au XIXe siècle. Les vitraux sont de Charles Lévêque de Beauvais, réalisés en 1876.
La chapelle Sainte-Eugénie, bâtie en pierre de taille en granit et couverte d'ardoise, a été reconstruite en 1735 et conserve un fenestrage du XIVe siècle, des boiseries, une chaire, son autel et sa balustrade de chœur. On y trouve une statue de sainte Eugénie du XVIIe siècle, habillée à l'antique et tenant une épée. Une procession annuelle au mois de mai y rassemble toujours une centaine de fidèles. La fontaine Saint-Uriac se compose d'un bassin de seize mètres toujours rempli d'eau. La croix mérovingienne, en granit, mesure 2,30 mètres hors sol et porte encore un Christ visible sur le fût. Le couvent de Nazareth, occupé par des moines Dominicains, fut fondé en 1648 par Catherine de Rosmadec.
Saints liés à Corseul
Saint Malo aurait réalisé dans l'église de Corseul un triple miracle selon sa Vie latine. Sainte Eugénie, patronne de la chapelle qui porte son nom, est invoquée sous le nom de sainte Tujane. On rapporte également que saint Uriac renversa une stèle que le peuple allait adorer au milieu du temple païen dit « de Mars ». Joseph Marcadé, né le 23 novembre 1894 à Corseul, fut évêque de Laval entre 1936 et 1938.
Carte des églises
OpenStreetMapLes fiches et les liens des églises restent accessibles sans charger la carte.
Signaler une erreur
Votre signalement nous est transmis et sera vérifié avant correction. Pour les horaires, la correction se fait sur messes.info.




