Formerie
Oise · Hauts-de-France
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Formerie
Formerie, commune de l'Oise en Hauts-de-France, compte 2 105 habitants. Des vestiges gallo-romains ont été découverts au lieu-dit La Mare à Saulx. Au Moyen Âge, Formerie était l'une des quatre baronnies du vidame de Gerberoy, dont les seigneurs disposaient du droit de haute, moyenne et basse justice, avec bailli et officiers subalternes ; les appels se portaient devant le bailliage d'Amiens, en la prévôté royale de Beauvais, siégeant à Grandvilliers.
En 1703, le bourg est pratiquement détruit par un incendie, sauf cinq à six maisons. Le dernier seigneur, Antoine du Prat de Barbançon, émigre en 1791 ; ses biens, comprenant terres, herbages, bois, deux moulins à vent et le château, sont saisis en 1792 comme biens nationaux. La première municipalité est élue le 2 février 1790 dans l'église de Formerie, Pierre Francastel étant élu maire par 71 voix sur 74 votants.
Toponymie de Formerie
Le nom de la localité est attesté sous des formes successives : Framerioe vers 860, de Formeriis en 1172, Furmeries en 1190, Formerias en 1202, villam de Formeriis en 1210, Formeries en 1222, Fromerioe en 1240, Fourmeries en 1301, puis Fromeries en Bray vers 1450, Fourmeryes en 1454, Fromerie vers 1500, jusqu'à Formerie en 1840. En ancien patois picard, on disait formage pour « fromage », dérivé de forma.
Patrimoine religieux à Formerie
L'église Notre-Dame de Formerie datait du XVIIe siècle et comprenait une arcade du XVIe siècle provenant du château de Sarcus. Elle était située à l'emplacement d'un château fort détruit au XIIIe siècle. Cet édifice est détruit par un incendie dans la nuit du 5 au 6 décembre 1933. La nouvelle église est reconstruite en 1932 ; elle comprend une longue nef de six travées, avec bas-côtés, et un chœur à cinq pans, qui se termine par l'abside de l'édifice antérieur, très restauré, construit en briques et ajourée de grandes fenêtres dont le réseau – refait – est déjà de style Renaissance.
Les contreforts ont des larmiers en pierre et deux, au nord, se terminent par des pinacles. À l'intérieur, les parties hautes de la nef, ajourées par des oculi, sont couvertes de voûtes d'ogives reçues sur des chapiteaux librement inspirés des chapiteaux gothiques. Les bas-côtés reçoivent des voûtes d'arêtes. Le chœur, totalement repris, comporte au-dessus des fenêtres d'origine des oculi qui font écho à ceux de la nef. Le maître-autel, créé à l'occasion de la reconstruction, est sculpté par Darras, de Meigneux. On y note la chaire en bois ainsi que l'arcade Renaissance provenant du château de Sarcus. Trois vitraux du chœur sont dédiés à la Vierge, ceux des bas-côtés représentent la Vie du Christ et celle de Jeanne d'Arc. L'église subit deux bombardements, allemands et alliés, au cours de la Seconde Guerre mondiale.
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