Guissény
Finistère · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Guissény
Guissény, commune du Finistère en Bretagne peuplée de près de deux mille habitants, possède un peuplement continu remontant à la préhistoire. La baie de Tressény, qui forme l'estuaire du Quillimadec, a livré plusieurs sites préhistoriques : la plage de la Croix, les Barrachous, la grotte du Dibennou et le port du Curnic. En 1879, l'abbé Bourgeois y découvrit une caverne de 15 mètres de long présentant des ossements humains, des urnes cinéraires et une hache en porphyre polie. Le site du Curnic a livré des restes d'un village néolithique et d'une industrie du sel datant de l'âge du bronze. Trois stèles de l'âge du fer existent à Ranhir, Saint-Gildas et Lavengat. L'occupation romaine a laissé un vivier gallo-romain dans la dune du Curnic.
La paroisse fut fondée selon la tradition par saint Sezny, moine irlandais qui aurait débarqué dans l'estuaire du Quillimadec en 477. Après s'être installé au Lerret puis à Kerbrézant, il bâtit un monastère en un lieu qu'il nomma Guic-Sezny, où il vécut jusqu'à sa mort vers 529. Après sa mort, des Irlandais vinrent enlever son corps pour le ramener dans son évêché d'origine ; les cloches se mirent à sonner toutes seules pour alerter les Guisséniens, qui ne purent récupérer qu'un bras du saint, conservé dans un reliquaire datant du XVIIIe siècle. La paroisse relevait de l'évêché de Léon et était sous le vocable de saint Sezni, avec Saint-Frégant comme trève. Jean-Baptiste Ogée décrit en 1778 Guissény comme appartenant au diocèse de Léon.
Toponymie de Guissény
Le nom breton de la commune est Gwiseni (Gwik Sezni). Cet hagiotoponyme caché est composé du mot Gwig signifiant paroisse, et de l'hagionyme saint Sezny, saint originaire d'Irlande au Ve siècle.
Patrimoine religieux à Guissény
L'église paroissiale, placée sous le vocable de saint Sezny, conserve un clocher daté de 1700 dont les cloches présentent une originalité : elles se balancent du nord au sud et non d'ouest en est, la tradition disant que les seigneurs de Penmarc'h, de Kergoniou et de Keriber, ayant participé au financement, souhaitaient mieux les entendre de leurs manoirs. L'ensemble constitue un enclos paroissial avec chapelle-ossuaire, calvaire et cimetière. Le 13 mars 1905, la foudre tomba sur le clocher : son sommet fut enlevé sur une hauteur de 2 mètres et tomba sur la toiture, qui fut en partie démolie.
La paroisse comprend également une chapelle à Brendaouez, consacrée à Notre-Dame-des-Carmes ; elle avait un prêtre résident à la fin de l'Ancien Régime et tomba progressivement en ruines pendant la Révolution, faute d'entretien. Les chapelles des manoirs ont disparu, mais il subsiste des fontaines et une cinquantaine de croix. En 1867, une croix de pierre provenant de Keriber fut plantée sur le rivage ; devant elle fut édifié un socle élevé de trois arches sur lequel fut posée une table d'autel décorée à ses deux extrémités de deux écussons portant les armes d'Yves du Poulpry et provenant de la chapelle de Brendaouez. Le bras reliquaire de saint Sezny, datant du XVIIIe siècle, demeure un témoignage du culte rendu au fondateur de la paroisse.
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