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Campénéac

Morbihan · Bretagne

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La commune et son patrimoine religieux

Histoire de Campénéac

Campénéac est une commune du Morbihan, en Bretagne, qui compte 1891 habitants. Plusieurs sites mégalithiques y existent ou ont existé, dont le Tombeau du Géant, un grand coffre de pierres datant de l'âge du bronze constitué à partir du démantèlement d'un alignement de menhirs du Néolithique, et les tumuli de la Butte de Tiot. Des camps romains auraient existé à proximité de la forêt de Brocéliande, et Campénéac serait un fundus gallo-romain : on y a retrouvé briques, monnaies et autres vestiges. Considérée comme une paroisse primitive, elle est citée comme paroisse dès le IXe siècle. Le lieu-dit Bernéan est connu sous le nom de Lis-Broniwin dès l'an 844, date à laquelle il fait l'objet d'une donation du machtiern Riwalt, qui y avait son manoir et sa cour de justice. Campénéac est aussi le lieu de naissance d'Armelle Nicolas (1606-1671), dite la bonne Armelle, servante dont la piété, la charité et les extases mystiques suscitèrent un culte qui perdura en Bretagne.

Toponymie de Campénéac

Le nom de la localité est attesté sous les formes Kenpeniac en l'an 840, Kempeniac en 844, Campaniacum, Quampeneac en 1398, Quempeneac en 1420, Campeneac en 1467 et Guinpeneac en 1630. Campénéac est issu d'une *Campaniacum, type toponymique formé avec le suffixe d'origine gauloise -acum. La forme bretonne normalisée donnée par l'Office public de la langue bretonne est Kempenieg.

Patrimoine religieux à Campénéac

La paroisse de Campénéac dépendait autrefois du diocèse de Saint-Malo, avant de passer dans l'évêché de Vannes. L'église de la Nativité-de-la-Très-Sainte-Vierge, dite aussi église paroissiale Notre-Dame, voit sa construction achevée en 1851 : de style néoroman en partie et néogothique pour le reste, elle est en forme de croix latine et son vaisseau est constitué de trois travées ; sa chaire à prêcher est supportée par un diable agenouillé. La chapelle Saint-Jean, mentionnée pour la première fois en 1467, est une ancienne dépendance de l'abbaye Saint-Jacques de Montfort, édifiée à l'emplacement d'un ancien ermitage ; classée monument historique en 1946, elle abrite la sépulture de Nicolas Bourelle de Sivry. La chapelle Saint-Laurent actuelle a été construite en 1860 à l'emplacement de l'ancienne chapelle qui datait de 1686 ; elle abrite deux statues de saint Cornély, dont l'une était portée en procession les jours de pardon. Le prieuré de Saint-Laurent-de-Coëtlan, attesté en 1579, était une annexe du prieuré Saint-Barthélemy-du-Bois en Guilliers, lui-même dépendant de l'abbaye Notre-Dame de Paimpont. L'Abbaye de la Joie-Notre-Dame, installée par des moniales cisterciennes en septembre 1953 sur le domaine de la Ville-Aubert, abrite encore une communauté. Le patrimoine compte aussi huit croix monumentales dont la croix de chemin de Trécesson (XVe siècle), et la fontaine de dévotion Sainte-Apolline.

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