Ahuillé
Mayenne · Pays de la Loire
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire d'Ahuillé
Ahuillé, commune de la Mayenne en Pays de la Loire, est citée dès 616 sous le nom de Hiliacus dans le testament de saint Bertrand. À cette époque, ce n'était qu'un village appartenant à un homme noble, Babison, qui le vendit à l'évêque, lequel le donna à la basilique des apôtres Saint-Pierre et Saint-Paul. Une charte de l'abbaye de Saint-Vincent, datant de la fin du XIe siècle, mentionne Halen de Ahuillé parmi ses témoins.
En 1222, Sylvestre de Scépeaux donnait quelques dîmes d'Ahuillé à l'abbaye de Clermont. Les barons puis les comtes de Laval furent seigneurs de la paroisse : en 1333, Jeanne de Laval reporta ses terres à la branche aînée de la maison de Laval, et depuis cette date, les sires de Laval furent seigneurs fondateurs d'Ahuillé, leur écusson figurant au grand autel de l'église.
Au début du XVe siècle, le patronage de la Cure opposa l'évêque du Mans, Adam Chastelain, aux moines de l'abbaye de Marmoutier, qui prétendaient qu'Hamelin, évêque du Mans (1190-1214), leur avait donné le droit de présentation sur l'église d'Ahuillé. Le métropolitain trancha en faveur de l'évêque du Mans, et la cure resta à sa disposition jusqu'en 1668, année où l'évêque abandonna la présentation de l'église au chapitre de Laval. La localité fut marquée par les guerres de Religion : dès 1562, ses habitants fortifièrent l'église de fossés et de murs solides, en firent un « fort de guerre » commandé de 1589 à 1593 par Chape. Après les troubles, ils invoquèrent la Vierge, saint Sébastien et saint Roch contre la contagion, prénommant leurs enfants Marie, Roch ou Sébastien.
Toponymie d'Ahuillé
Selon le Dictionnaire topographique du département de la Mayenne de Léon Maître, les attestations anciennes sont Hiliaco en 615 (Test. Bertramni) et de Hulliaco en 1067. Albert Dauzat indique, sans référence, la forme Auliaco en 643. Il s'agit d'un nom de domaine gallo-romain en -i-acum, dérivé d'un nom de personne : Apuleius, d'origine latine, ou Avilius/Avelius, d'origine gauloise. Lucien Beszard signale dans ses Notes de toponymie mayennaise que le nom se prononce « aouyé ».
Patrimoine religieux à Ahuillé
Le patrimoine religieux d'Ahuillé est dominé par l'église Notre-Dame-de-l'Assomption, qui fut reconstruite. L'écusson des sires de Laval, seigneurs fondateurs de la paroisse, figurait au grand autel de l'église. L'édifice porte la mémoire des guerres de Religion : entre 1589 et 1593, fortifié de fossés et de murs solides, il fut transformé en « fort de guerre » sous le commandement de Chape, avant d'abriter de nouveau le culte de la Vierge, de saint Sébastien et de saint Roch invoqués contre la contagion.
Au cimetière actuel se dresse une croix de mission, implantée en 1843, prenant appui sur une colonne en marbre rose de Saint-Berthevin d'une hauteur de 4,60 m. La commune a également donné le jour à Édouard Sorin (1814-1893), fondateur de l'université Notre-Dame aux États-Unis, ainsi qu'à Gustave Barrier (1860-1932), écrivain et religieux.
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