Cernay-la-Ville
Yvelines · Île-de-France
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Cernay-la-Ville
Cernay-la-Ville, commune des Yvelines en Île-de-France, est mentionnée dès 768 dans une charte de Pépin le Bref sous la forme Sarnetum. Son histoire prend une dimension nouvelle au début du XIIe siècle avec l'édification de l'abbaye de Notre-Dame des Vaux-de-Cernay, de l'ordre de Cîteaux. Le 17 septembre 1118, l'abbé Artaud (ou Arnaud), envoyé par saint Godefroy, moine supérieur de l'abbaye de Savigny, installa une douzaine de religieux dans le vallon de Bric-Essart, à la suite d'un don de Simon III de Nauphle-le-Château et de sa femme Ève. La première attestation de l'appellation Vaux-de-Cernay figure dans un acte de Louis VII daté de 1142. En 1147, le rattachement de l'ordre de Savigny à Cîteaux fit accéder le lieu au rang d'abbaye cistercienne dans la filiation de Clairvaux. Le sixième abbé, Guy des Vaux-de-Cernay, proche de Simon de Montfort, devint évêque de Carcassonne. En mars 1215, des religieuses cisterciennes fondèrent l'abbaye de Porrois, soumise aux Vaux-de-Cernay, qui devait devenir célèbre sous le nom de Port-Royal. À partir du XIVe siècle, l'abbaye périclita au gré de la guerre de Cent Ans (1337-1453). En 1542, elle passa en commende. Dissoute en 1791, ses biens furent vendus et ses bâtiments dispersés. Rachetée en 1873 par la baronne Charlotte de Rothschild, elle fit l'objet d'importants travaux de consolidation.
Toponymie de Cernay-la-Ville
Le nom de la localité est attesté sous les formes Sarnetum en 768, Sarnaium au XIIIe siècle, Serneium en 1218, puis Sarnium, Sarnaia, Sarnaiacum, Sarnei, Sarnee, Sernay, Sairnay, et Cernay en 1793. L'étymologie renvoie possiblement à l'exploitation du fer dès l'époque de La Tène : du gaulois isarno (« fer ») suivi du suffixe localisant -acon, soit « lieu où il y a du fer », « ferrière ». Le complément -la-Ville vient d'un souci de distinction du nom du village vis-à-vis de la notoriété du site de l'abbaye des Vaux-de-Cernay.
Patrimoine religieux à Cernay-la-Ville
L'église Saint-Brice constitue l'édifice paroissial du village. Le transept et la base du clocher remontent au XIIIe siècle, tandis que la nef et les bas-côtés datent du XVIe siècle. L'édifice conserve une pierre tombale à deux effigies du XVIe siècle, une statue de saint Brice en chêne du XIIIe siècle et un grand christ de bois du XVIIe siècle. L'église abrite la tombe de Jean de Furet, décédé en 1539, dans laquelle repose également sa femme. Des reliques de saint Thibaut de Marly, abbé des Vaux-de-Cernay, y sont également conservées ; le crâne du saint, retrouvé après la dispersion révolutionnaire des reliques, est aujourd'hui scellé dans un mur de l'église du village. L'ancienne abbaye des Vaux-de-Cernay, des XIIe-XIIIe siècles, complète ce patrimoine cistercien.
Saints liés à Cernay-la-Ville
Thibaut de Marly (vers 1200-1247), moine cistercien français de l'abbaye des Vaux-de-Cernay, en fut l'abbé de 1235 à sa mort. Canonisé en 1270, il est liturgiquement commémoré le 8 juillet. Sur sa tombe vinrent s'agenouiller Philippe le Hardi, Philippe le Bel et Charles VI. C'est à cette époque que Louis (saint Louis) rencontra l'abbé pour, dit-on, l'entretenir de la stérilité de la reine Marguerite de Provence, qui eut par la suite onze enfants.
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