Melrand
Morbihan · Bretagne
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La commune et son patrimoine religieux
Histoire de Melrand
Melrand est une commune du Morbihan, en Bretagne. Son territoire était traversé par la voie romaine reliant Vorgium (Carhaix) à Darioritum (Vannes) en passant par le site de Castennec, ainsi que par une autre voie reliant Civitas Aquilonia (Quimper) à Condate Riedonum (Rennes). Aux confins de la Cornouaille et du Vannetais, Melrand se rattache à la tradition des Bretons venus de Grande-Bretagne au Ve siècle qui s'installèrent en Armorique.
La paroisse de Melrand est mentionnée pour la première fois en 1124, dans un acte par lequel Alain de Rohan, vicomte de Castennec, fait une donation pour l'établissement d'un monastère à Castennec. En raison de sa grande étendue, la paroisse était divisée en six frairies : Guélédic, Henuenne, Coët-Sulan, Coulegot, Kergaro et le Bourg. À partir de 1273, la quasi-totalité de la paroisse relève de la Vicomté de Rohan. Selon un aveu de 1471, Melrand figurait parmi les 46 paroisses ou trèves de la seigneurie proprement dite de Rohan. En 1599, à la suite d'une visite pastorale, la fabrique reçut l'ordre de réparer l'église et le presbytère. Selon un procès-verbal de 1690, les seigneurs de Kermeno étaient prééminenciers et fondateurs de l'église paroissiale. Jean-Baptiste Ogée rattache en 1778 Melrand à l'évêché de Vannes.
Toponymie de Melrand
La mention la plus ancienne du nom est attestée en 1125 dans le cartulaire de Redon, sous la forme Melran parrochia. En 1273, on écrit Melrant ; la forme actuelle apparaît en 1387 et s'impose au XVIe siècle. Plusieurs hypothèses étymologiques sont avancées. Mel pourrait correspondre à la forme bretonne de saint Méloir, fils de saint Méliau ; en 1596, l'église paroissiale est désignée « Ecclesia Sancti Melorici », c'est-à-dire « l'église Saint-Méloir ». Associé au breton Ran, « fraction, partie » d'un territoire, Mel-Ran signifierait alors « territoire dédié à saint Méloir ». D'autres lectures rapprochent mel du jeu de la soule, ou de mael (« guerrier ») en vieux-breton, ou encore de mell (« grand ») associé à rann.
Patrimoine religieux à Melrand
L'église Saint-Pierre conserve une partie de nef remontant à la première moitié du XVe siècle, le reste résultant de remaniements successifs ; le clocher de granite date de 1733 et les chapelles adventices de la fin du XVIIIe siècle. La chapelle de Locmaria, construite vers 1530, est de style gothique flamboyant et possède un clocher-porche, des vitraux du XVIe siècle, un retable du XVIIe siècle, des statues et un bénitier du XVIe siècle. La chapelle Saint-Fiacre, postérieure à 1460, abrite un jubé du XVIe siècle, l'un des quatre derniers en place dans le Morbihan, et des panneaux peints illustrant la vie de saint Fiacre. La chapelle Notre-Dame du Guelhouit, datée de 1683, est située au creux de la vallée où coule la Sarre ; l'abbé Constant Daniel y fit construire en 1885 un oratoire (scala) entouré de deux fontaines de dévotion. La chapelle Saint-Laurent, réduite à son pignon oriental percé d'une fenêtre rayonnante du XVe siècle, ne conserve qu'une partie du chœur transformée en oratoire. La chapelle Saint-Rivalain a été reconstruite en 1776. La chapelle Sainte-Prisce date du XVe siècle et fut rallongée au XVIIIe siècle ; sa fontaine de dévotion date de 1642.
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